500 km de routes connectées opérationnelles dans l’ouest de la France

Un réseau d'environ 500 km de routes connectées est désormais prêt à accueillir les véhicules connectés en Bretagne et Loire-Atlantique.   © DR
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Grégoire Hamon

Prélude au véhicule autonome. Les régions Bretagne et Pays de la Loire disposent à présent de 500 km de «routes connectées opérationnelles», prêtes à accueillir les futurs véhicules communicants. C’est ce qu’a indiqué le mardi 17 décembre Katell Kerdudo, chef du service mobilité-trafic à la Direction interdépartementale des routes (DIR) Ouest lors d’un point organisé sur le projet Scoop. Ce projet cofinancé par la Commission européenne, a permis d’implanter une centaine d’antennes spéciales, à un millier d’euros pièce, sur des routes nationales et départementales, offrant un réseau d’environ 500 km de routes connectées en Bretagne et en Loire-Atlantique, un des cinq sites pilotes en France. Le site de l’Ouest comprend le périphérique de Nantes et des axes reliant Nantes/Saint Nazaire à Saint Brieuc/Saint Malo, en passant par Rennes. «Le dispositif a été validé par la CNIL pour garantir l’anonymat des différents usagers: on n’aura même pas l’information de la plaque», indique Katell Kerdudo soulignant que les routes connectées sont «un préalable au déploiement des véhicules autonomes à grande échelle» qui pourrait intervenir dans une quinzaine d’années.

Rediffusion d’information. Scoop, lancé en 2014, est un projet de déploiement pilote de systèmes de transport intelligents coopératifs, c’est-à-dire basés sur l’échange d’informations entre des véhicules connectés entre eux, et entre le véhicule et l’infrastructure routière. Les véhicules sont ainsi équipés de capteurs qui détectent des événements (route glissante, choc, freinage brusque…) grâce aux données transmises par l’ABS, les pneus connectés ou déclenchement d’un airbag, et captées par les unités embarquées qui transmettent l’information aux autres véhicules en amont (V2V, Véhicule à véhicule) ainsi qu’au gestionnaire d’infrastructure (V2I) via des unités bord de route. Le gestionnaire peut aussi transmettre des informations (chantiers…) aux unités embarquées dans les véhicules (I2V). La gendarmerie se montre également intéressée pour la diffusion de messages d’alertes, type enlèvement. Pour sa part la SNCF compte sur le dispositif pour prévenir de la proximité d’un passage à niveau. Chaque année, on déplore entre entre 25 et 35 tués lors de 110 à 140 collisions.

G. H.

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