À Nantes, les trottinettes sauvages ne passent pas Politique et réglementations Stratégie

Toutes les trottinettes déployées à Nantes ont été récupérées et stockées à titre conservatoire.   © Wind
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Grégoire Hamon

Sans sollicitation. Le 31 mars 2019, la société allemande Wind Mobility a tenté d’installer sauvagement une trentaine de trottinettes électriques en libre service dans les rues nantaises. Contrairement à Paris, qui a accepté de se faire envahir avec bienveillance par 10 opérateurs (quitte à légiférer a postériori), Nantes n’a nullement apprécié cette incursion. Dès le lundi 1er avril, la mairie a fait retirer toutes les patinettes. «Ce déploiement s’est fait sans sollicitation de la Mairie ou de Nantes Métropole, ni d’échange préalable avec elles. Il n’est donc pas autorisé. Par conséquent, toutes les trottinettes ont été récupérées et stockées à titre conservatoire. La Ville de Nantes et Nantes Métropole maintiennent leur volonté de réguler ces déploiements et d’interdire ces occupations illégales de l’espace public dans l’attente du vote de la loi», explique la mairie dans un communiqué. Wind Mobility devra donc attendre quelques mois avant d’exploiter ses engins.

Redevance de 50 euros à 65 euros par trottinette. La mairie de Nantes précise qu’elle confisqué de la même façon les vélos en free-floating de la société angevine Pony, en novembre 2018. D’autres villes ont également décidé de sévir, comme Bordeaux avec les trottinettes Lime en octobre dernier, ou encore Toulouse avec la même société. La mairie de Paris a quant à elle décidé de ne pas attendre la Loi d’orientation des mobilités (LOM) pour légiférer. Mercredi 3 avril, le Conseil de Paris a instauré une redevance dont le montant oscille de 50 euros à 65 euros par trottinette en fonction de la taille de la flotte des différents opérateurs. Les utilisateurs roulant sur les trottoirs s’exposent par ailleurs à une amende de 135 euros. Le stationnement gênant sera quant à lui passible d’une amende de 35 euros, assortie d’une mise à la fourrière. En contrepartie, la mairie promet de créer d’ici la fin de l’année environ 2.500 places de stationnement réservées et délimitées par un marquage au sol (sans obligation, dans un premier temps, d’y garer sa trottinette).

G. H.

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