Accident de Millas: le rapport du BEA-TT pointe la configuration des lieux Pratique et ressources

L'autocar devait effectuer un virage à gauche juste avant le passage à niveau.   © DR
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La rédaction

Angle mort. Le rapport du Bureau d’enquête sur les accidents des transports terrestres (BEA-TT), consécutif à la collision entre un autocar scolaire et un TER intervenue le 14 décembre 2017 au passage à niveau de Millas, a été rendu public vendredi 17 mai. Il en ressort que le drame s’est vraisemblablement produit suite à un enchaînement de circonstances particulières et d’inattentions, aggravées par la configuration des lieux. En effet, et les aménagements routiers et ferroviaires de sécurité, bien qu’ayant fonctionné normalement, n’ont pas suffi à garantir l’arrêt de l’autocar. Avant d’aborder le PN, l’autocar devait effectuer un virage à gauche. Etant concentrée sur les obstacles (terre-plein central et trottoir) à éviter lors de cette manœuvre, il est probable que la conductrice n’a pas pu voir la barrière baissée quand le véhicule s’est avancé vers le passage à niveau, compte tenu de l’angle mort à l’avant de l’autocar. Elle n’aurait pas non plus distingué le clignotement du feu de signalisation situé en amont du PN, probablement à cause de la visière de ce feu, qui gêne la visibilité de côté.

Prévention. Le rapport du BEA-TT rappelle que la conductrice traversait ce PN six fois par jour, toujours aux mêmes horaires, et n’avait jamais eu à s’y arrêter. Or ce jour-là, le TER a quitté la gare de Millas avec 5 à 6 minutes de retard. Un diagnostic de sécurité avait été effectué en avril 2009, concluant à une visibilité correcte, et à une distance suffisante des carrefours, pourtant situés à 25 m du PN. Des travaux routiers ont été effectués entre 2014 et 2017, notamment pour aménager les accès au collège de Millas, construit en 2015, sans qu’aucun nouveau diagnostic de sécurité n’ait été entrepris, et ceci alors qu’une charte de sécurité des PN signée fin 2009 par l’Etat, l’Assemblée des départements de France et la SNCF, fixait à 5 ans le délai normal entre deux inspections. Le BEA-TT rappelle en préambule du rapport que l’objet de son enquête est de prévenir de futurs accidents, et ne vise pas à déterminer d’éventuelles responsabilités. L’accident de Millas avait fait 6 morts parmi les collégiens passagers de l’autocar. L’enquête judiciaire est encore en cours.

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