Alstom Transport : Reichshoffen qui rit, Belfort qui pleure ? Stratégie

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Les Industriels

Michel Chlastacz

La nouvelle de la cessation de la production du site Alstom de Belfort en 2018 est tombée peu après celle de l’annonce du partenariat avec la SNCF pour le TGV dit de «cinquième génération». Elle a été ressentie d’autant plus douloureusement à Belfort que la première génération du même TGV est en partie née, au cœur historique de l’entreprise, dénommée à l’origine Als-Thom*.

Depuis une décennie, le site belfortain était spécialisé dans la traction (motrices TGV et locomotives fret et voyageurs), un travail qui, au gré des contrats internationaux, est de plus en plus délocalisé avec des transferts de technologie, comme le montre l’accord récent avec l’Américain Amtrak. Cette réorganisation, qui ne devrait laisser subsister sur le site que les activités de maintenance, soit 80 emplois sur les 500 existants, conforterait à l’inverse le site voyageurs aujourd’hui en difficulté de Reichshoffen au nord-ouest de Strasbourg (1400 emplois). Quitte à effectuer des transferts de personnels plus acceptables sans doute que vers La Rochelle-Aytré. Dernière occasion ratée pour Belfort, la commande de 44 locomotives diesel fret et chantiers (144 M€) commandées par Akiem, une filiale de la SNCF, et qui est tombée dans l’escarcelle de l’Allemand Vossloh …

 

* Autrement dit « Alsace-Thomson », fusion en 1928 de la filiale hors Alsace depuis 1879 de la SACM de Mulhouse et de Thomson-Houston, pionnier de la traction électrique ferroviaire.

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