Après New-York, d’autres villes américaines tentées par le péage urbain Politique et réglementations

La taxe sera entièrement consacrée au financement des transports en commun, et notamment à la rénovation du métro new-yorkais.   © NYC
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Grégoire Hamon

Une première aux États-Unis. L’État et la Ville de New York ont voté lundi pour taxer les véhicules afin de désengorger la ville. Là-bas, la vitesse moyenne tourne en effet autour de 8 km/h, insupportable pour la capitale économique. Cette nouvelle taxe anti-congestion (sur le modèle de péages instaurés à Londres ou Stockholm) entrera en vigueur au plus tôt le 31 décembre 2020. Seule la partie Sud de l’île de Manhattan, la plus embouteillée, sera concernée. Des portiques avec lecteurs de plaques seront installés afin de taxer les automobilistes à hauteur de 12 dollars par jour et les camions de 25 dollars environ. La taxe devrait permettre de récolter un milliard de dollars par an, somme qui sera entièrement consacrée au financement des transports en commun, et notamment à la rénovation du métro new-yorkais, particulièrement vétuste. Les habitants de la zone concernée pourront bénéficier d’un pass journalier, et ceux qui gagnent moins de $60.000 dollars par an pourront déduire le prix du péage de leurs impôts, ce qui le rendra presque gratuit. Les handicapés ne sont pas concernés par cette mesure, tout comme les véhicules d’urgence. Le montant de la taxe sera modulé en fonction du trafic, avec un tarif réduit de moitié pendant les heures creuses, car ici c’est l’argument économique (la réduction de la congestion) qui est mis en avant, bien plus que l’argument écologique. En parallèle, la municipalité a décidé de réduire son parc de véhicules de 4% (soit 1.000 véhicules) et indique posséder 1.750 véhicules électriques, le plus grand parc du pays.

Un exemple inspirant. D’autres villes américaines pourraient suivre. C’est le cas de Philadelphie, qui envisage la mise en place d’une telle taxe. Les villes de San Francisco et Seattle mènent également des études sur l’éventuelle instauration d’une taxe de la congestion. Los Angeles pourrait même aller plus loin en taxant également les VTC en plus des véhicules personnels, afin de rendre quasi gratuits ses transports publics. D’autres solutions sont par ailleurs déployées, par exemple à Minneapolis (Minnesota) avec l’instauration d’un prix du péage dynamique selon le trafic sur l’autoroute d’accès principale. Les villes de Washington et Miami ont pour leur part mis en place des péages sur les Interstates pendant les heures de pointe.

G. H.

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