Avec des capteurs sur les bus, Grenoble obtient des mesures fiables de la qualité de l’air

L’opération GreenZenTag avait été lancée en janvier 2019 par, de droite à gauche, Philippe Chervy, directeur de la Semitag et Yann Mongaburu, son président, Christine Chary, responsable LEMON, Camille Rieux, référent Atmo AuRA à Grenoble et Romain Scimia, cofondateur d’AtmoTrack.  
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La rédaction

20 bus équipés. L’expérimentation GreenZenTag menée par LEMON, le laboratoire d’expérimentation des mobilités de l’agglomération grenobloise mis en place par Transdev, n’est pas nouvelle. Des mesures du taux de particules dans l’air avaient été effectuées de janvier à mars 2017 avec des capteurs installés sur le toit du tramway grenoblois. Mais l’essai avait mis en exergue certaines difficultés: la géolocalisation des données était perfectible, l’installation technique du dispositif lourde et le pas de mesure trop faible. Les résultats du test GreenZenTag version II, mené de janvier à mars 2019, sont plus concluants. Ce second essai a été réalisé avec le nouveau micro-capteur AtmoTrack de la startup nantaise 42Factory, embarqué cette fois sur le toit des bus express de la ligne C1. 20 bus en ont été équipés pour mesurer le taux de particules fines PM10, PM2,5 et PM1. Et pour valider la fiabilité des données, un 21e capteur a été implanté boulevard Foch, à Grenoble, dans une station fixe d’Atmos AuRA, l’observatoire de la qualité de l’air sur l’agglomération grenobloise.

Cartographier la qualité de l’air. 3,3 millions de mesures horodatées et géolocalisées ont ainsi été récoltées. Leur analyse par le groupe international d’ingénierie Egis a permis d’établir une cartographie des données. Ce qu’il en ressort? Le système GreenZenTag mesure bien les concentrations en particules, mais il rend aussi compte de leurs variations temporelles et géographiques et permet ainsi une connaissance spatio-temporelle de la pollution de l’air. Une chance pour les territoires, en France comme à l’étranger, qui ne sont pas équipés de stations fixes! Transdev l’a d’ailleurs déjà proposé au Caire dans le cadre d’un appel d’offre international lancé par la capitale égyptienne pour mesurer sa qualité de l’air.

N. R.

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