Bombardier Transport, à fond « La Caisse » ! Pratique et ressources Stratégie

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Les Industriels

Michel Chlastacz

La «Caisse» est au Québec l’équivalent de notre Caisse des Dépôts et Consignations. Le 19 novembre 2015, elle a acquis – pour 1,35 milliards d’euros – 30% des activités ferroviaires du groupe Bombardier. Une démarche – non sans arrière-pensées politiques locales – destinée à apporter de la  respiration aux activités historiques aéronautiques du groupe en difficulté. Cette prise de participations s’est faite avec de fortes contreparties, puisque BT s’engage vis-à-vis d’un acquéreur qui gouverne de nombreux fonds de pensions très exigeants à un rendement annuel de 9,5% de l’investissement.

Un rendement qui ne peut être trouvé dans les seules activités de construction ferroviaire en raison de la durée d’amortissement du secteur. Ce qui explique, chez Bombardier – comme chez ses concurrents – la part grandissante de contrats de vente de locomotives et d’automotrices assortis d’offres de maintenance au rendement bien plus élevé…

Au-delà de Bombardier (on pense aussi à «l’éclatement» d’Alstom), cette affaire montre que l’industrie ferroviaire risque de devenir un variable d’ajustement  de la restructuration de groupes industriels multifonctions. Loi des affaires certes, mais qui ici se réalise en partie aux frais des contribuables, puisque les commandes de matériels ferroviaires voyageurs sont dans tous les pays – même ceux qui affichent les orientations les plus libérales – largement financés par des fonds publics ! Aussi, on attend une réponse politique. Et d’abord européenne…

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