Bombardier Transports : les emplois paient-ils le prix de la restructuration ? Stratégie

 
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Michel Chlastacz

La publication des résultats 2015 du groupe Bombardier s’est accompagnée de l’annonce d’une vague massive de suppressions d’emplois : 10 % des effectifs du groupe, soit 7000 personnes concernées. Sur ce total, 3200 emplois seraient issus du secteur du transport ferroviaire et ils seraient situés essentiellement au Canada et en Europe, sans précision quant aux sites concernés. Cette réduction d’effectifs impliquerait des «charges de restructuration» annuelles de 250 à 300 millions de US$  (270 millions d’euros) durant deux années.

Les résultats 2015 du secteur ferroviaire totalisent 45% des activités du groupe et ils s’établissent à l’équivalent de 7,46 milliards d’euros) contre 8,67 milliards en 2014 (- 14%). Avec un carnet de commande à hauteur de 27,34 milliards d’euros (- 6,5%) et une marge de 508 millions. Marge inférieure de 12 % à celle de 2014 en total mais – paradoxalement – qui représente un meilleur rapport avec le chiffre d’affaires, soit 6,8 % contre 6,7 %.

De quoi satisfaire les objectifs de rentabilité de la «Caisse» (l’équivalent au Québec de notre Caisse des Dépôts et Consignations) qui a acquis 30 % du capital de Bombardier Transport en novembre 2015 ! Aussi, les emplois semblent-ils payer le coût de la restructuration. D’autant que 2016 devrait être «une année de transition», le chiffre d’affaires du secteur ferroviaire restant stable…

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