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Brest et Dijon vont acheter ensemble 52 rames de tramway

C’est une première en France : deux villes ont choisi de lancer ensemble un seul appel d’offres pour l’achat de 52 rames de tramway. Une solution pour réduire les frais d’étude et acheter le matériel à meilleur prix.

C’est à l’occasion du congrès de l’Association des maires de France (AMF) qui se tient à Paris, que le maire de Brest, François Cuillandre, et celui de Dijon, François Rebsamen, doivent signer jeudi 27 novembre un appel d’offre commun portant sur l’achat de 52 rames de tramway. Il s’agit là du premier appel d’offres commun entre deux communautés de communes ou d’agglomération. L’objectif des deux villes socialistes est ainsi de stimuler la concurrence entre les industriels et d‘économiser
10 à 15 millions d’euros sur
les frais d’étude et le coût du matériel.


Un même design

D’un côté, Brest Métropole Océane (BMO) prévoit la mise en service d’une première ligne de tramway en 2012. La maîtrise d’ouvrage a été confiée au groupement SemTram, et BMO a lancé un concours de design, remporté en mai 2008 par le cabinet Avant Première qui a notamment réalisé les matériels roulants de Nottingham, Nice et Édimbourg.
À plus de 800 km de là, le Grand Dijon veut également s’équiper d’un tramway qui comportera 2 lignes et devrait décharger un réseau de bus saturé à l’horizon 2013.
Dans un premier temps, l’agglomération bretonne a donc cédé au Grand Dijon le droit d’utiliser le même design. Le tandem sur l’appel d’offres pour l’achat des rames est venu ensuite. « Puisque nous travaillons désormais sur le même design, nous pouvons lancer un appel d’offres commun », a expliqué la SemTram au Télégramme de Brest.


32 rames à Dijon, 20 à Brest

Le Grand Dijon, qui veut acheter 32 rames, a mis 75 millions d’euros sur la table. Brest métropole océane (BMO), qui souhaite acquérir 20 rames, a suivi à hauteur 55 millions d’euros. Cela fait donc bien un appel d’offres pour l’achat de 52 rames. L’initiative groupée des deux villes pourrait faire des émules à l’heure où les collectivités locales peinent à financer leurs projets de transport.

Michèle Longour