Conduite autonome: lancement d’un site de test transfrontalier France-Allemagne-Luxembourg Pratique et ressources Stratégie

Des signalétiques innovantes (horizontales et verticales) seront expérimentées pour les véhicules autonomes.   © Vedecom
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Grégoire Hamon

Interopérabilité. Le 3 avril, les ministres des Transports de la France, de l’Allemagne et du Luxembourg ont inauguré le premier site de test transfrontalier entre leurs trois pays respectifs. Unique en son genre, le site couvre le réseau routier des régions du sud du Luxembourg, du nord de la Région Grand-Est en France ainsi que du Land de Sarre en Allemagne. «Il permettra de mener différentes expérimentations de technologies innovantes à grande échelle dans un contexte réel et transfrontalier sur toutes les catégories de routes (autoroutes, routes nationales, milieux urbains, etc.)», indique le ministère de la Mobilité du Luxembourg. A cette occasion, l’institut Vedecom a présenté le projet TRICAA (Test and Research on Intelligent Infrastructure for Collaborative Autonomous driving), dont il assure la coordination. Porté par un consortium de six partenaires français (3M, Cerema, Sanef, YoGoKo et Continental), le projet vise à démontrer l’interopérabilité transfrontalière du véhicule autonome, en lien avec les infrastructures.

Situations à risques. La première étape du projet TRICAA consistera, grâce à des véhicules autonomes de niveau 4, à percevoir et analyser les types de signalisation routière propres à chacun des trois pays, afin d’identifier les situations à risque générées par les spécificités d’un contexte transfrontalier. «Des signalétiques innovantes (horizontales et verticales) seront expérimentées afin de déterminer leur potentielle valeur ajoutée pour le véhicule autonome», souligne-t-on chez Vedecom. La gestion de la connectivité (roaming) en zone transfrontalière sera également prise en compte. Une seconde étape visera à étendre le champ de perception du véhicule à délégation de conduite grâce à un Horizon électronique (eHorizon). Celui-ci prendra la forme d’un service cloud enrichi par une cartographie dynamique qui permettra de prendre en compte des situations à risque susceptibles de réduire le niveau de délégation de conduite du véhicule. Les moyens de mise en sécurité du véhicule par l’activation progressive de modes dégradés seront également considérés. Enfin, dans un dernier temps, l’institut Vedecom compte introduire dans ce corridor franco-allemand-luxembourgeois un nouveau prototype de véhicule à délégation de conduite conçu par ses soins. Ce véhicule intégrera l’ensemble des spécifications et développements mis au point dans les deux cas d’usage précédents.

G. H.

 

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