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Constructeurs et équipementiers au ralenti

Difficultés d’approvisionnement. En raison de la progression de l’épidémie de Covid-19, la plupart des constructeurs de véhicules ont fortement réduit ou même interrompu leur production. Ainsi, Iveco a décidé au matin du 17 mars d’arrêter l’activité de l’usine d’Annonay. Le lendemain, le site de Rorthais était à son tour concerné. Pour les mêmes raisons, Alstom a mis ses chaînes de montage à l’arrêt. En raison de la pénurie de masques et de gel hydroalcoolique, les précautions à prendre pour garantir la santé des collaborateurs ne peuvent pas être strictement appliquées. S’y ajoutent les difficultés liées à l’approvisionnement: la production est suspendue chez de nombreux équipementiers, et l’acheminement des pièces n’est plus garanti. Les conséquences s’en ressentent d’ailleurs jusqu’en Chine, où le redémarrage de l’usine BYD de Hangzhou se fait progressivement depuis la fin février. Le constructeur indique être confronté «au risque de retard dans la livraison des pièces en provenance d’Europe» (étrange symétrie avec les difficultés ressenties il y a quelques semaines en Europe…).

Prudence pour l’avenir. Daimler a également décidé de stopper l’intégralité de sa production en Europe, ainsi que différentes activités administratives pour une période initiale de deux semaines. La suspension s’applique aux usines de voitures, de fourgonnettes et de véhicules utilitaires de Daimler. La situation est identique pour MAN, qui précise que 97% de ses points de service restent ouverts en France métropolitaine. Le constat est sensiblement identique chez l’espagnol Irizar. La production s’est aussi arrêtée chez Scania, où le site d’Angers a fermé ses portes le 17 mars. Le constructeur suédois a fermé l’ensemble des sites de production européens, mais poursuit ses activités en Amérique latine, qui représente environ un cinquième du volume de production de l’entreprise. Son compatriote Volvo a maintenu l’Assemblée générale prévue le 8 avril, mais compte tenu de l’incertitude générale et des mesures prises pour ralentir la propagation de Covid-19, le conseil d’administration du groupe Volvo a décidé de retirer la proposition d’un dividende supplémentaire de 7,50 couronnes suédoises (0,68 euro) par action, pour s’en tenir au dividende de 5,50 couronnes suédoises (0,50 euro).