Costa met à flot son premier navire GNL Politique et réglementations Stratégie

Long de 337 m de long pour 42 mètres de large, ce mastodonte des mers peut transporter jusqu’à 6518 passagers.   © Costa
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Grégoire Hamon

Réduction de l’empreinte carbone. La compagnie italienne Costa Croisières vient de mettre à l’eau son premier paquebot propulsé au gaz naturel liquéfié (GNL). Le Costa Smeralda, construit au chantier naval Meyer-Turku, en Finlande, sera livré en octobre prochain. Long de 337 m pour 42 mètres de large, ce mastodonte des mers peut transporter jusqu’à 6.518 passagers. Le Costa Smeralda est le deuxième navire de croisière à utiliser la technologie GNL après l’AIDAnova, premier paquebot GNL au monde livré en décembre 2018 à la compagnie allemande AIDA Cruises (filiale de Costa). L’armateur italien et sa maison mère, l’américain Carnival, entendent en effet réduire leur empreinte carbone de 25% d’ici à 2020. Ils ont ainsi commandé une copie du Costa Smeralda au chantier de Turku pour 2021, ainsi que deux sisterships de l’AIDAnova au chantier allemand de Papenburg pour 2021 et 2023. Le site spécialisé Mer et Marine précise que l’armateur américain Carnival a conclu un accord portant sur la réalisation d’une nouvelle flotte de paquebots GNL pour plusieurs de ses filiales auprès du groupe Meyer Werft, qui gère les chantiers navals de Turku et Papenburg. La première commande porte sur neuf navires.

Pollution des ports. L’utilisation du GNL est une bénédiction pour les villes portuaires, notamment en termes de rejets polluants et de particules fines. Les navires de croisière, qui ne représentent que 0,4% des navires circulant dans le monde, sont pourtant responsables de 15% des émissions de polluants dans les ports (le reste provient des navires marchands, données 2011). En novembre 2018, le tribunal correctionnel de Marseille avait condamné pour la première fois le capitaine américain d’un navire de croisière Carnival à une amende de 100.000 euros pour pollution de l’air. Lors d’un contrôle, le 29 mars 2018, les autorités avaient découvert que le paquebot utilisait un carburant dont la teneur en soufre dépassait la limite autorisée par le Code de l’environnement. Le fuel du navire contenait 1,68% de soufre, quand le taux défini par la loi s’élève à 1,5% (il sera abaissé à 0,5% à partir du 1er janvier 2020).

G. H.

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