Pas de lien entre les incendies des bus GNV de Toulouse

Incendie bus GNV Tisséo  
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Catherine Sanson-Stern

Le pré-rapport d’enquête, présenté le 21 avril lors d’un CHSCT extraordinaire de Tisséo suite à l’incendie d’un bus au GNV Heuliez GX 317 samedi 16 avril dans la banlieue de Toulouse, a conclu à une cause mécanique liée à un compresseur de climatisation. Il a exclu une cause électrique qui avait été à l’origine de l’incendie d’un autre bus au GNV en février 2015. En attendant le rapport d’expertise définitif, Tisséo a diligenté une inspection de tous les bus de même modèle de son parc.

La FNCR (Fédération nationale des chauffeurs routiers) avait appelé le 17 avril à une procédure pour « danger grave et imminent » en reliant cet incendie à deux autres qui se sont produits sur des bus Tisséo depuis un an. Le syndicat, qui regroupe les syndiqués qui ont quitté Sud en juin 2015 à la suite d’une grève de 7 semaines, a dénoncé des problèmes de maintenance et « un projet de réduction des coûts sur les effectifs dans les ateliers et sur les pièces mécaniques peu fiables ». Il a fait voter au CHSCT « le délit d’entrave au danger grave et imminent » et mandaté un avocat pour attaquer Tisséo devant la justice.

Gilles Souyris, directeur général par intérim de Tisséo, a réfuté les accusions de baisse du niveau de maintenance et indiqué que le troisième incendie concernait un problème électrique sur un bus diesel. Comprenant l’émotion du chauffeur et des passagers face à un événement « ni normal, ni banal », il a dénoncé « l’agitation menée par un syndicat récent dans l’entreprise, qui essaye d’exister, à 3 semaines des élections professionnelles ».

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