Des chercheurs ouvrent la perspective d’une charge de batteries en dix minutes

Charger une batterie lithium-ion très rapidement sans la faire exploser est le challenge à relever dans la phase industrielle.   © DR
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Marc Fressoz

Coup d’accélérateur technologique aux USA. Des chercheurs de l’université de Pennsylvanie, aux Etats-Unis, ont réussi à réduire à dix minutes la recharge d’une voiture électrique en lui garantissant une autonomie de 300 kilomètres. L’équipe d’électrochimistes (qui relate son expérimentation dans la revue Joule, publiée fin octobre) a fait monter la température d’une batterie expérimentale à 60°C pendant le temps de recharge, puis l’a fait baisser au niveau ambiant pendant l’utilisation. En faisant varier ainsi la température, ils ont évité les types d’usures et de dégradations que subit une batterie au lithium-ion lorsqu’elle fonctionne à haute température. Actuellement, en recevant une grande densité d’énergie en peu de temps, une batterie de ce type risque le court-circuit et l’explosion. Cette avancée ouvre des perspectives pour réduire le temps de charge, et donc lever un frein au développement de l’électromoblité. Mais pour des experts, passer à un stade industriel demandera une décennie environ. Le principal souci est de stabiliser la charge et de garantir la sécurité, pour éviter des accidents, étant donné la température et la quantité phénoménale d’énergie transférée.

Coup d’accélérateur industriel allemand. De son côté, la chancelière allemande, Angela Merkel, a indiqué le 3 novembre que son gouvernement veut intensifier ses investissements pour déployer un vaste réseau de stations de recharge afin de donner aux particuliers «confiance dans l’achat d’une voiture électrique». Objectifs  pour 2030: 1 million de stations dans le pays contre 21.000 bornes aujourd’hui, avec la perspective d’atteindre un parc de 7 à 10 millions de véhicules en circulation. Avec un paquet de mesures touchant d’autres secteurs que la mobilité, l’Allemagne entend réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 55% par rapport à leur niveau de 1990.

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