Elon Musk va creuser sous Chicago, HyperloopTT gagne l’Ukraine Territoires

Future gare pour les navettes électriques de la Boring Company, à l'aéroport de Chicago.   © The Boring Company
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Grégoire Hamon

Projet à 1 milliard de dollars pour Chicago. Outre-Atlantique, la Boring Company, détenue par Elon Musk, a décroché son premier contrat de percement puis d’exploitation de tunnel sous-terrain. La société vient en effet de décrocher l’appel d’offre de la ville de Chicago destiné à relier l’aéroport O’Hare au block 37, un centre commercial situé en centre-ville, en seulement 12 minutes (contre 40 avec la Blue Line du métro). Le chantier du tunnel, long de 27 km, pourrait débuter dans trois à quatre mois, en fonction des autorisations, pour une mise en service 18 à 24 mois plus tard, a précisé Elon Musk. À l’intérieur des navettes électriques rouleront à une vitesse comprise entre 200 et 240 km/h. Chaque navette pourra transporter jusqu’à 16 personnes, plus leurs bagages, avec un départ toutes les 30 secondes. Des navettes pourront également transporter des voitures particulières. Le prix du billet est annoncé comme « moins cher qu’un taxi ou un service VTC, mais cependant plus cher que la Blue Line ». La société entend utiliser la station de transit souterraine non terminée de Block 37 et d’en créer une nouvelle à O’Hare. La Boring Company prendra à sa charge les frais de l’opération, estimée à un peu moins d’un milliard de dollars, et se rémunérera sur la vente de billets ainsi que sur les services et produits commercialisés à bord des navettes (publicités, services annexes). La Boring Company est également en lice pour un système de transport souterrain à grande vitesse entre New York et Washington et travaille sur un projet à Los Angeles.

Nouvelle route de la Soie. HyperloopTT, l’une des sociétés engagées sur les projets de tube sous vide à très haute vitesse, annonce qu’elle travaillera avec le ministère ukrainien des Infrastructures à la planification de la première ligne commerciale européenne, tout en élaborant le cadre légal et réglementaire pour le pays. La première phase consistera à construire une piste de 10 km, qui sera utilisée pour créer le cadre légal nécessaire à la certification du système, avant d’être étendue en un réseau Hyperloop plus large. En février 2018, le ministre ukrainien des Transports, Volodymyr Omelyan, avait annoncé que le pays commencerait à établir les bases de la technologie Hyperloop, conformément à la Stratégie de transport national à l’horizon 2030. « Nous avons annoncé notre premier accord commercial à Abu Dhabi en avril, et nous sommes ravis d’ajouter l’Ukraine à notre liste grandissante d’associés principaux », a indiqué Bibop Gresta, président d’HyperloopTT. « L’Ukraine se trouve au carrefour de la nouvelle Route de la soie, et Hyperloop jouera certainement un rôle essentiel dans la connexion de l’Europe à l’Asie. » Il est prévu que le projet soit financé comme un partenariat public-privé après la fin de l’étude initiale. Le plus dur reste donc à faire.

Grégoire Hamon

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