FNTV : Ce que croit Michel Seyt Pratique et ressources Stratégie

  © Michel Seyt, candidat à la présidence de la FNTV © DR
Actualites

Le Club Les Industriels Les Opérateurs

La Rédaction

Candidat unique à la présidence de la Fédération nationale des transports de voyageurs (FNTV) le 10 décembre, Michel Seyt analyse l’impact de la crise économique sur les autocaristes. Tribune libre.

La situation financière des collectivités est, dans l’ensemble, très saine. Mais nombre d’indicateurs me font penser qu’il faut être vigilant. J’observerai donc avec beaucoup d’attention l’évolution des grandes décisions budgétaires du début 2009, et les futurs appels d’offres. Il faudra rappeler aux départements que les services publics de transport jouent un rôle déterminant sur le plan social, et qu’ils contribuent aussi à relever le défi climatique.


Un paysage qui change

En attendant, essayons de décrire le paysage. À l’échelle la plus élevée, les régions, tout d’abord, qui jouent un rôle de plus en plus décisif dans les transports, un rôle qui va s’accroître… Il faut songer à l’effort qu’elles devront fournir dans le domaine de la formation professionnelle et de l’éducation, et dans celui du développement économique, alors même que le ferroviaire leur coûte de plus en plus cher.
Sait-on ce que vont coûter les investissements si l’on veut mettre en œuvre plus de trains et assurer leur régularité ? Là, je dis aux élus : votre ambition va rencontrer des obstacles financiers. Il vous faut miser sur un tissu d’entreprises de transport routier capable de répondre aux attentes de nos concitoyens !

Je pense aussi, évidemment, à nos interlocuteurs « naturels » que sont les départements, et aux efforts financiers que va exiger la mise en accessibilité des réseaux interurbains d’ici à 2015, si on veut respecter la lettre de la loi. Ici, également, je veux être clair : la transformation des infrastructures est inchiffrable.


Accessibilité des autocars et éthylotests antidémarrage

En revanche, si l’on estime l’investissement nécessaire à l’équipement des 50 000 autocars concernés à 15 000 euros par véhicule, c’est 750 millions d’euros qu’il faudra mettre sur la table ! Quel est le scénario réaliste ? Je crois qu’on ne pourra pas tout faire dans le contexte budgétaire actuel.

Il me semble encore moins réaliste de demander aux seules entreprises d’assumer la charge de la décision ministérielle annoncée d’équiper tous les autocars d’éthylotests antidémarrage pour la rentrée de septembre 2009. Soit une facture de 125 millions d’euros ! Nos « clients » ne peuvent pas supporter cette charge supplémentaire sans voir leurs marges de manœuvre diminuer dangereusement. La crise financière est passée par là. Elle aura des prolongements économiques que l’on aurait tort de nier. Je crois que l’heure des choix est arrivée…


Ma volonté d’agir

Pour autant, il ne faut pas céder au découragement. Même si la situation devient de plus en plus tendue (comme en témoignent de récents appels d’offres), il faut profiter de la crise pour faire évoluer les mentalités en matière de déplacement.

Le rôle d’une fédération professionnelle comme la FNTV est avant tout d’accompagner ses adhérents dans leurs ambitions. Le rôle de son président est d’être l’animateur de cet accompagnement. L’équipe que je constituerais, si je suis élu, sera solide. Elle aura l’expérience de nos partenaires publics. Elle saura également défendre nos intérêts dans le secteur du transport occasionnel et, plus généralement, dans celui du tourisme par autocar. Là aussi, la crise aura des conséquences. Et si elle profitait aux autocaristes ?

Pour conclure, disons que j’ai présenté les principaux axes de mon programme dans ma profession de foi. La crise actuelle est sans doute une occasion de faire avancer nos idées. Elles rejoignent, j’en suis convaincu, l’intérêt général à plus d’un titre. Nos entreprises ont toujours fait la preuve de leur capacité d’adaptation, elles ne décevront pas si on leur fait davantage confiance.


Michel Seyt

S’abonner à Bus & Car

Message

Veuillez vous identifier pour laisser un commentaire, cliquez ici pour vous identifier

  • Il n'y a pas de commentaire sur cet article. Soyez le premier à réagir.