Ford ferme son service de navette à la demande Chariot Stratégie

Chariot fermera ses portières à la fin du mois de janvier.   © Chariot
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Grégoire Hamon

Rentabilité en berne. S’il est facile d’entrer sur le marché de la mobilité, il est plus difficile d’y rester sans y perdre des plumes. Après les déboires d’Ofo, voici ceux de Chariot, le service de navettes à la demande opéré par Ford dans plusieurs villes américains ainsi qu’à Londres. «Il est devenu clair que les services de mobilité fournis par Chariot au cours des cinq dernières années ne permettent pas de garantir une solution durable pour l’avenir», a indiqué Dan Grossman, le PDG de Chariot début janvier. Lancé en 2014 à San Francisco comme un service de navette à la demande, Chariot avait été rachetée par Ford en 2016 pour 65 millions de dollars avant d’essaimer son modèle dans une dizaine de grosses villes américaines, puis d’investir le Grand Londres avec l’aval de Transport for London en février 2018. Las, faute de rentabilité, ses services s’arrêteront à la fin du mois de janvier. Selon les données consultées par le site new-yorkais Streetsblog, beaucoup de fourgons roulaient à vide. Pendant les semaines les plus chargées, la flotte des 25 vans de Chariot sillonnant New-York ne transportait pas plus de 1 000 passagers, soit une moyenne de 9 personnes par véhicule et par jour. La moyenne générale était tournait plutôt autour de 5 passagers par véhicule et par jour. A 4$ la course, Ford a préféré stopper l’hémorragie.

Cap sur les scooters électriques. Chariot laisse sur le carreau plus de 600 employés aux États-Unis, dont 385 à San Francisco (avec 300 chauffeurs). Une aubaine pour la ville californienne, qui entend intégrer ces chauffeurs dans ses équipes de chauffeurs municipaux, ce secteur peinant à recruter. Ce n’est pas le premier déboire rencontré par Ford, qui avait dû fermer un service de navette à la demande, Bridj, en mai 2017. Le constructeur ne compte pas pour autant délaisser le secteur de la mobilité. Le mois dernier, il a fait l’acquisition de la startup Spin, une société de scooter électrique en libre-service. Un investissement plus léger qui se passe de conducteurs.

G. H.

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