Ford prépare un véhicule de covoiturage autonome pour 2021 Stratégie

Une Ford Fusion Hybrid autonome dans les rues de Dearborn, Michigan.   © Ford
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Grégoire Hamon

4 milliards de dollars pour la voiture autonome. L’accident mortel causé par la voiture autonome d’Uber en mars dernier avait jeté un froid. Afin de se distinguer de concurrents, le constructeur Ford a livré mi-août au département américain des Transports un document présentant sa ligne directrice en matière de conduite autonome intitulé «Une question de confiance».  Le second constructeur américain indique qu’il ne vise pas à sortir à tout prix une voiture autonome en premier, mais qu’il cherche à le faire «correctement». Le constructeur décrit une approche lente et régulière, avec l’utilisation de sortes de «boîtes noires» destinées à enregistrer les données en cas d’accident. Ford est ainsi le troisième constructeur à présenter cet argumentaire technique, après Waymo (filiale de Google), et General Motors. Fin juillet, Ford avait annoncé la création d’une division dédiée aux véhicules autonomes pour laquelle il prévoit d’investir 4 milliards de dollars (3,42 milliards d’euros) d’ici 2023. La nouvelle entité, baptisée «Ford Autonomous Vehicles», est structurée de manière à pouvoir accueillir des investisseurs extérieurs.

Une voiture autonome de niveau 4 pour 2021. L’engagement de Ford dans les véhicules autonomes a commencé à s’accélérer en décembre 2017, avec la prise de participation majoritaire, pour près d’un milliard de dollars, dans la startup Argo AI. Cette entreprise, spécialisée dans l’intelligence artificielle et la robotique, a été fondée par d’anciens responsables des équipes chargées de la recherche et du développement sur la voiture autonome chez Google et Uber. Le groupe américain espère que les équipes d’Argo AI lui permettront de développer avec succès un «conducteur virtuel». Ce système est essentiel pour atteindre l’objectif de Ford : la construction d’une voiture autonome destinée à des services de covoiturage. Si tout se passe bien, un «conducteur virtuel» de niveau 4 sera opérationnel d’ici à 2021. Il sera entièrement autonome, mais seulement dans des conditions météorologiques idéales, et sur certaines sections compatibles. La firme américaine n’est pas la seule à parier sur les nouveaux marchés. General Motors a investi un milliard de dollars, il y a un an, pour racheter Cruise Automation, une startup spécialisée dans la voiture autonome. Il a aussi acquis pour 500 millions de dollars 9 % de Lyft, le service de réservation de voitures avec chauffeur basée à San Francisco concurrent d’Uber.

G. H.

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