La fusion Alstom – Siemens suscite espoirs et inquiétudes Stratégie

Joe Kaeser, président de Siemens, et Henri Poupart-Lafarge, président d'Alstom, se sont exprimés face à la presse le 27 septembre.   © DR
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Les Industriels

La rédaction

Affronter la concurrence chinoise. Le français Alstom et l’allemand Siemens ont annoncé le 26 septembre une fusion « entre égaux » de leurs activités ferroviaires pour faire face à une forte concurrence chinoise, intensifiée en 2014 avec la formation du géant CRRC. La fusion Siemens Alstom va donner naissance au numéro 2 mondial – en volume – pour le matériel ferroviaire roulant, et au numéro un pour la signalisation. Le nouveau groupe, baptisé Alstom-Siemens, sera présidé par Henri Poupart-Lafarge, actuel président d’Alstom. Le siège de l’activité ferroviaire restera à Paris, tandis que l’activité signalisation sera dirigée depuis l’Allemagne. La fusion devrait être effective fin 2018, après l’obtention des accords règlementaires.

Craintes pour l’emploi. Outre-Rhin, le puissant syndicat allemand de l’industrie IG Metall a salué cette fusion, qualifiée de « chance européenne ». Côté français, les réactions syndicales sont plus mitigées, et la crainte des suppressions d’emplois domine. Le nouveau groupe s’est d’ailleurs engagé au maintien de l’emploi et des sites industriels pour une durée de quatre ans. Alstom emploie 32 800 salariés, dont 9 000 en France, Siemens Mobility (la branche rail) en totalise 27 100. La fusion ne concerne pas les activités bus d’Alstom. Le véhicule électrique Aptis est développé par la société New TransLohr (NTL), née de la reprise en 2012 par Alstom et le Fonds stratégique d’investissement (FSI) des tramways sur pneu développés par Lohr Industrie.

La rédaction

 

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