Grand Paris : des élus UMP pour un métro automatique tout de suite à Saclay Politique et réglementations Stratégie Territoires

Valérie Pécresse, ici lors de la visite du chef de l'État sur le plateau de Saclay, qui doit devenir un pôle universitaire et technologique du Grand Paris.   © © Élysée
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La Rédaction

Le tracé du futur métro automatique du Grand Paris n’en finit pas de faire polémique. Cette fois, ce sont des élus UMP des Yvelines qui veulent que le métro automatique relie Versailles, Massy et Orly, via le plateau de Saclay.

Valérie Pécresse et la majorité des parlementaires UMP des Yvelines dont Gérard Larcher et David Douillet réclament dès maintenant un métro automatique pour desservir le plateau de Saclay. Ils demandent également que « les travaux commencent par le tronçon Versailles-Massy de façon à garantir aux Yvelines un investissement de transports en commun, elles qui sont les oubliées du (réseau de transport) Grand Paris Express signé entre l’Etat et la région Ile-de-France » le 26 janvier 2011.

La ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, élue des Yvelines, et les parlementaires souhaitent à propos du tracé « avoir la desserte la plus complète possible mais aussi maintenir une durée de transport Versailles/Orly de l’ordre de 30 minutes ».
« Au départ de la gare de Versailles Chantiers, il (le métro automatique) pourrait relier le plateau de Satory, St Quentin-en-Yvelines, le CEA, le Moulon, l’Ecole Polytechnique, pour rejoindre ensuite Massy et enfin Orly », précisent-ils dans un courrier envoyé le 26 avril 2011 au président de la Société du Grand Paris (SGP), André Santini (NC), à la veille d’une réunion de son conseil de surveillance, dont l’AFP a eu copie.

Pour ou contre le métro sur le plateau de Saclay ?

Le projet « Grand Paris Express » retenu finalement après de longs débats entre l’État et la région a en effet restreint le tracé du métro automatique à deux arcs : L’un desservira Clichy-Montfermeil, et l’autre l’est parisien depuis Saint-Denis-Pleyel ou Le Bourget jusqu’à Champigny (Val-de-Marne), selon un tracé restant à définir.

L’accord conclu a également pris « acte » d’un « désaccord » à propos du plateau de Saclay, l’État étant pour un métro automatique opérationnel dès 2020, et la région contre le métro et pour un bus à haut niveau de service sur le plateau pouvant évoluer vers un tramway, projet moins onéreux. La requête des élus des Yvelines relance donc le débat sur l’opportunité du métro sur le plateau de Saclay.


Les propositions du rapport Auzannet

Le rapport initial commandé par le ministre chargé du Grand Paris Maurice Leroy à Pascal Auzannet (Datar) que l’AFP s’est procuré propose, lui, d' »intégrer à titre conservatoire dans un le schéma d’ensemble du réseau la desserte en mode métro automatique ».

M. Auzannet propose d' »acter le principe de faire évoluer le projet initial de la SGP d’un métro lourd vers un métro léger beaucoup plus adapté à la desserte du Plateau de Saclay ». Il propose les gares suivantes: Orly, Antony pôle, Massy-Palaiseau, Ecole Polytechnique, Saclay Sud, Saint-Quentin Est, Satory et Versailles-Chantiers.

Les élus des Yvelines rappellent que « la desserte du Plateau est l’une des conditions nécessaires et indispensables à la réussite du projet présidentiel relatif à la création du Campus de Paris-Saclay, grand pôle technologique et scientifique à visibilité internationale ». Ils soulignent que la capacité du métro automatique « répond au développement du campus ».

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