La Haute-Garonne propose 200 M€ pour les transports urbains de l’agglo toulousaine Territoires

Présentation du plan de financement des transports urbains par le département de Haute-Garonne Georges Méric, président du conseil départemental de Haute-Garonne, entouré de Jacques Oberti, président du Sicoval, Line Malric, vice-présidente aux transports du département, Sébastien Vincini, rapporteur du budget, André Mandement, président de l'agglomération du Muretain et Louis Escoula, président du SITPRT.  
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Catherine Sanson-Stern

Le département de Haute-Garonne a annoncé vendredi 24 juin sa proposition d’investir 201 millions d’euros dans les transports en commun de l’agglomération toulousaine, dont 102 M€ pour les tronçons hors Toulouse de la troisième ligne de métro. « Dans un contexte institutionnel et budgétaire contraint et alors qu’aucun autre département de France ne finance plus les transports urbains, cet engagement est un choix politique », a affirmé son président Georges Méric.

Se posant en « chef de file du développement équilibré du territoire », le président a déclaré vouloir « débloquer et accélérer le développement du réseau des transports publics de l’agglomération toulousaine, afin de répondre à la forte dynamique démographique et aux besoins croissants de mobilité. »

L’élu socialiste se fait ainsi médiateur dans le conflit qui oppose depuis des mois les partisans de la 3e ligne de métro (Toulouse Métropole et son président LR Jean-Luc Moudenc en tête) aux zélateurs du prolongement de la 2ème ligne en métro vers Labège (les élus de Sud-Est de l’agglomération, dont Jacques Oberti, président du Sicoval). 65 M€ du département permettraient une solution évitant la rupture de charge sans alourdir le budget du SMTC. « Avec les 35 M€ de l’Etat, les 25 M€ de la Région et les 15 M€ du Sicoval, l’option en monorail estimée à 180 M€ ne demanderait pas au SMTC-Tisséo un financement supplémentaire aux 40 M€ prévus pour un téléphérique », a indiqué Georges Méric.

Le socialiste pose six conditions à cet investissement : la préservation et le renforcement du niveau de desserte du réseau bus actuel et le développement du réseau Linéo afin d’irriguer tous les territoires de l’agglomération (24 M€ lui seraient attribués) ; le traitement du développement du métro (prolongement 2ème ligne et 3ème ligne) en un seul dossier ; une réalisation publique des travaux (et non un partenariat public-privé) ; la confirmation du rôle de la régie Tisséo dans la gestion publique et l’exploitation du réseau de transports urbains ; une politique tarifaire des transports accessible et sociale et un calendrier réaliste des projets (le département préférant tabler sur une mise en service de la 3ème ligne en 2028 plutôt qu’en 2024 comme affiché par le SMTC).

Georges Méric a invité dans un tweet Tisséo à « avancer rapidement, sur des bases claires, vers une convention pluriannuelle et multipartite dès septembre ».

Jean-Luc Moudenc, président de Toulouse Métropole, s’est félicité par le même moyen de ce qu’il considère comme une adhésion de la Haute-Garonne au projet de 3ème ligne.

Jean-Michel Lattes, président du SMTC, a affirmé ne poser aucun véto « concernant la desserte de Labège via un métro type Orlyval », précisant qu’ « il faut réaliser une étude technique pour l’évaluer ». L’élu a aussi affirmé, conformément aux souhaits du département, qu’ « en décembre prochain, la gestion en régie publique de Tisséo sera confirmée pour six années supplémentaires et l’ensemble des travaux devra être pris en charge par le public ». Le plan de financement de la 3ème ligne de métro sera présenté d’ici le 14 juillet, l’Europe ayant déjà attribué 9,8 M€ aux études.

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