Hype, Toyota et Air Liquide promettent 600 taxis à hydrogène à Paris fin 2020 Produits Territoires

Hysetco recherche un financier pour porter la centaine de millions d’euros d'investissements du projet. Lequel prévoit la construction d’une dizaine de stations à hydrogène supplémentaires.   © DR
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Marc Fressoz

Paris comme vitrine. Le taxi ou le VTC électrique, c’est bien, mais c’est encore mieux si l’autonomie est augmentée par une pile à combustible, et qu’on trouve des stations pour faire le plein d’hydrogène. De plus, le véhicule à hydrogène ne rejette que de la vapeur d’eau. C’est le message envoyé le 21 février par quatre industriels qui se sont associés à parts égales dans une société commune, Hysetco. But: faire décoller le taxi à hydrogène en déployant 500 véhicules de plus d’ici 2020 à Paris, où une centaine roulent déjà. Et se positionner sur la vitrine et le filon du marché parisien, dont le diesel doit être banni en 2024. A chacun son rôle: l’exploitant est Hype, nom commercial de la Société du taxi électrique parisien, créée en 2015 avec Air Liquide et rejoint par Caisse des dépôts. Toyota, déjà leader dans les motorisation hybrides fournit les véhicules, des modèles Mirai à pile à combustible. Air Liquide apporte la maîtrise de la technologie hydrogène et les stations de recharge, au nombre de quatre aujourd’hui, la dernière ayant été ouverte à Roissy. Quatrième partenaire: Idex, spécialiste des infrastructures énergétiques. La place pour un cinquième associé reste vacante. Hysetco recherche un financier pour porter la centaine de millions d’euros d’investissements du projet. Lequel prévoit la construction d’une dizaine de stations à hydrogène supplémentaires.

Avantages et inconvénients. Par rapport à la recharge d’une batterie électrique qui demande au moins 1h30, le plein d’hydrogène compressé prend cinq minutes et assure, selon Toyota, 500 km d’autonomie à son modèle, de quoi plus que doubler l’autonomie d’un véhicule électrique standard. Mais l’un des inconvénients est le coût d’investissement. Un modèle Mirai à pile à combustible est proposé un peu moins de 80.000 euros au catalogue. Un prix qui devrait chuter à mesure que la demande va décoller, entraînant des gains de productivité. Cependant, le partage de la conduite du taxi par un duo de conducteurs qui se relaie au volant pour assurer le service H24 augmente la rentabilité de chaque véhicule. Autre obstacle, celui du CO2 généré en amont, lors de la production de l’hydrogène.

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