Hyperloop reçoit ses premiers tubes à Toulouse Stratégie

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Grégoire Hamon

Capsule passagers. La société californienne Hyperloop Transportation Technologies (HyperloopTT) vient d’annoncer l’arrivée du premier ensemble de tubes sur son site de Francazal, en périphérie de Toulouse. C’est en effet dans cette ancienne base aérienne que la start-up californienne a bâti son centre de recherche et va tester ce concept de capsule se déplaçant dans un tube sous vide, à 1200 km/h. Ces tubes d’acier de 40 mètres et 65t vont être assemblés pour constituer un premier système fermé de 320 mètres qui sera opérationnel cette année. Un second système grandeur nature, prévu pour 2019, sera installé sur une distance de 1 km et surélevé par des pylônes à une hauteur de 5,8 mètres. D’un diamètre intérieur de 4 mètres, le système est optimisé pour accueillir aussi bien fret que passagers. La capsule de passagers à taille réelle, en cours de finition en Espagne, doit être livrée au centre de Toulouse cet été pour assemblage final.

16 à 32 millions d’euros du kilomètre. L’équipe d’Hyperloop TT, qui compte 800 ingénieurs, créatifs et techniciens, dispose également d’en centre dédié au fret et à la logistique au Brésil. « Hyperloop n’est plus seulement un concept, c’est aujourd’hui une véritable industrie commerciale. Nous avons aujourd’hui des accords dans neuf pays où nous travaillons sur des études de faisabilité et sur la mise en place de nouvelles réglementations », a déclaré Bibop Gresta, président de l’entreprise. Hyperloop TT a été désignée mi-février pour réaliser l’étude de faisabilité d’un réseau qui relierait plusieurs États dans la région des Grands Lacs aux États-Unis, en promettant de rallier Chicago à Cleveland en 28 minutes pour 500km. L’entreprise travaille également sur un projet de tube en Slovaquie, pour relier Bratislava à Vienne ainsi qu’à Budapest. Le coût de ce projet est estimé entre 200 à 300 millions de dollars. L’entreprise a aussi signé des accords d’étude au Brésil, Corée et Indonésie. Des voix s’élèvent toutefois pour critiquer ces projets, dont le coût de construction théorique risque d’exploser toute viabilité économique. HyperloopTT annonce par exemple un coût de 16 à 32 millions d’euros du kilomètre, contre 24 millions pour le TGV. La rapidité a un coût que les pouvoirs publics (en cas de subvention) et les voyageurs risquent d’avoir du mal à supporter.

G. H.

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