Iveco en vogue avec le Dauphin Produits

Alain Soudan est le nouveau directeur général d'Iveco France.   © © Glatigny / Visavu
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Les Industriels

La Rédaction

Iveco France a présenté ses résultats 2011. L’activité autocars et autobus d’Irisbus entraîne les camions dans son sillage pour faire de l’Hexagone le premier marché du constructeur.

C’est ce que l’on appelle s’installer dans un fauteuil. Alain Soudan, le nouveau directeur général d’Iveco France vient d’hériter d’une maison bien tenue. La réunion des activités poids lourds et de celle d’Irisbus fait de la France le premier marché d’Iveco, devant l’Italie. Avec plus de 1,3 milliard d’euros de chiffre d’affaires, la filiale française pèse pour 15 % de l’activité globale d’Iveco. C’est notamment le Dauphin qui joue le rôle de moteur dans cette réussite, les résultats sont bons dans un marché en pleine forme. Transfuge de Renault Trucks, Alain Soudan a reconnu pendant la conférence de presse avoir : « été séduit par l’opportunité de découvrir le secteur du car et du bus ».  On le comprend aisément. Pour sa première année aux manettes, il vise au moins la consolidation des positions dans les deux activités et souhaite que l’accent soit mis sur la vente de services associés aux véhicules. « Nos clients achètent de moins en moins un produit. Ils souhaitent que nous leur fournissions des solutions de mobilité », assure celui, qui remplace Stéphane Ficarelli, qui après dix ans à la direction générale d’Iveco France, a été nommé à la présidence du conseil d’administration. « Alain Soudan n’a pas le charisme de Stéphane Ficarelli, mais il est très à l’écoute, notamment sur le milieu du car et bus qu’il découvre en toute humilité », assure-t-on chez Irisbus.

La France en tête mais…
Si Alain Soudan a tout pour se sentir à l’aise du côté de Trappes, au siège d’Iveco, il est assuré de jouir d’un confort encore plus optimal à Lyon, chez Irisbus. Le Dauphin, deuxième constructeur continental, est toujours leader du premier marché européen. La France totalise 29,2 % des immatriculations des cinq principaux marchés (Allemagne, Espagne, France, Grande-Bretagne et Italie) qui regroupent plus de 80 % des ventes du Vieux Continent, soit 23 185 unités (-3,1 %). Par ailleurs, près de 60 % des immatriculations d’Iveco sur ces cinq marchés sont réalisées en France (2834 pour un total de 4800). L’activité Hexagonale d’Irisbus est loin devant celle réalisée en Italie (-33 % avec 1019 immatriculations dans un marché en baisse de 18,7 %). « Ces performances nous permettrons de mieux faire entre la voix de la France auprès de notre actionnaire. Notamment pour la réalisation de versions spécifiques », souligne Stéphane Ficarelli, rompu aux discussions latines.

En recul pour 2012
L’année passée, un seul marché, hormis la France, a suivi la voie de la hausse. Il s’agit de l’Espagne qui après plus d’un lustre de disette retrouve des couleurs avec 2852 immatriculations (+11,6 %). Elle reste tout de même la moins prolixe des cinq grands marché. La France est suivie par la Grande-Bretagne (5449 unités et 3,3 % pour Iveco), et l’Allemagne (5034 et 4,3 % pour Iveco). En 2012, le tiercé risque de se retrouver dans le même ordre, avec une perspective de baisse pour la France. « Notre marché reste soutenu de par la spécificité du versement transport. Néanmoins, le niveau d’immatriculations devrait être en retrait de 8 % en 2012. Il resterait tout de même au-dessus de la barre des 6200 unités, ce qui est un très bon niveau. De notre côté, nous consoliderons notre performance en bus et en car. Sur le plan des minis, nous viserons à nouveau la première place. La nouvelle gamme Daily dont nous profiterons pleinement devrait nous permettre d’y parvenir », assure Antoine Garnier, en charge de la direction commerciale autocars et autobus. Le crû 2012 promet d’être placé sous le signe du bus à haut niveau de service. « Nous devrions totaliser 300 BHNS en circulation en 2012. Dans le contexte économique ce bus de riche ou tram du pauvre, selon les collectivités va très certainement s’imposer », promet Antoine Garnier. Pas sûr que tous les élus apprécieront la formule.

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