Keolis gagne les transports de Bordeaux Politique et réglementations Stratégie Territoires

  © Le tramway de Bordeaux Alstom
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La Rédaction

Keolis détrône Veolia Transport de son fief bordelais. Les élus de la communauté urbaine ont suivi le 28 novembre le choix de leur président, Vincent Feltesse, qui s’était prononcé en faveur de Keolis. Début du contrat : le 1er janvier 2009.

Après plusieurs décennies aux commandes des bus puis du tramway de Bordeaux, Veolia se fait chasser par Keolis. A l’issue du vote de la Communauté urbaine de Bordeaux (CUB) le 28 novembre, les élus ont décidé de confier le réseau de transports urbains à la filiale de la SNCF, pour cinq ans (2009-2013).
Le choix de Keolis proposé au conseil par le président de la CUB, Vincent Feltesse (PS), a été adopté à 51 voix, dont 45 émanant du groupe socialiste et 6 d’élus Verts. Les 8 élus du groupe communiste ont voté contre. Le groupe Communauté d’avenir, qui rassemble 58 élus UMP et MoDem, présidé Alain Juppé, n’a pas participé au vote. Le maire de Bordeaux s’était prononcé en faveur de Keolis dans les semaines qui ont précédé le vote


Moins cher et plus d’offre

Le nouveau contrat prend effet le 1er janvier 2009.
« La différence entre les deux opérateurs s’est jouée sur peu d’éléments, Keolis raflant la mise sur une meilleure capacité d’innovation, une meilleure équité dans la desserte des communes et la pertinence globale de sa vision du réseau de bus », selon un communiqué de la CUB. La facture à la charge de la CUB va aussi baisser « de plus de 10%, passant d’environ 100 millions d’euros en 2008 à 87,5 millions d’euros en 2013 alors que l’offre kilométrique (31,7 millions de km parcourus en 2013) progresse de 23% par rapport au réseau actuel », selon le communiqué.


Transporter plus et travailler plus
?
Keolis qui est déjà l’opérateur de réseaux de transport de Lille et Lyon, s’est engagé à transporter plus de 146 millions de voyageurs en 2013, soit un bond de 73% par rapport à 2007. Sur le plan social, l’entreprise s’est par ailleurs engagée à ne pas dénoncer les accords sociaux des salariés du réseau sur toute la durée du contrat, a souligné Vincent Feltesse lors d’un point presse, tandis que des des agents des transports urbains observaient une journée de grève pour exprimer leurs craintes sur les conséquences sociales du nouveau contrat avec Keolis. Ils redoutent une réorganisation des temps de travail.
Rappelons par ailleurs que la Deutsche Bahn, qui aurait souhaité participé à la procédure de renouvellement de la délégation de service public (seuls Keolis et Veolia y ont participé), a déposé un référé invoquant « le manque de transparence » de l’appel d’offres : selon un observateur de la communauté urbaine, cela pourrait retarder le début du contrat, et l’entrée de Keolis dans l’arène bordelaise.

Nathalie Arensonas (avec AFP)

 

L’article « Du rififi à Bordeaux » sur le recours de la Deutsche Bahn
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