Keolis se retire du VTC en cédant Le Cab Stratégie

VTC : Keolis investit dans LeCab pour se développer en France et profiter de synergies avec les filiales de Keolis Pour la SNCF, il s’agit du troisième échec dans les services de mobilité, après la revente de Ouibus à Blablacar et du service de co-voiturage IDVroom à Klaxit.   © Keolis
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Les Opérateurs

Grégoire Hamon

Leader du VTC 100% français. SnapCar, spécialiste du VTC dédié aux professionnels, a annoncé lundi 8 juillet l’acquisition de son concurrent Le Cab, contrôlé par Keolis. La réalisation définitive de l’opération, encore soumise à des conditions de finalisation, est prévue pour la fin du mois de juillet. En s’emparant de Le Cab, SnapCar devient «le plus grand acteur VTC 100% français», opérant dans 23 villes, avec un renforcement de son positionnement BtoB. Il comptera parmi sa clientèle 44% des entreprises du CAC 40, 41% des entreprises du SBF 120, de nombreux grands comptes du secteur public parmi lesquels la SNCF, La Poste, la Chambre de Commerce et d’Industrie de Paris, l’INSEP, les Rectorats d’Ile-de-France et plus de 5.000 sociétés de taille intermédiaire. Keolis contrôlait Le Cab via une participation de 99% dans la société Voxtur, qui regroupe à la fois cette activité de VTC et la marque LaBerline, un service de location de véhicules avec chauffeurs. Keolis conservera la totalité de ses titres dans Voxtur.

Recentrage sur l’agrégation de services. Selon le Journal du Dimanche, Keolis aurait cédé les activités VTC de Le Cab pour un euro symbolique. La vente de ce service est un soulagement pour la filiale de la SNCF, qui cherchait à s’en débarrasser depuis plus d’un an. L’opérateur de transport public a reconnu qu’il n’avait pas obtenu les résultats escomptés depuis sa prise de contrôle de Le Cab en 2016. En 2017, Keolis avait notamment investi dans Via, une startup américaine spécialisée dans le VTC partagé. L’offre LeCab Plus permettait aux passagers d’emprunter des VTC partagés pour un prix forfaitaire de 5 euros aux heures de pointe. Une ambition de service qui n’a semble-t-il pas trouvé son modèle économique. Et face à des concurrents mieux armés comme Uber ou Kapten (Daimler), la SNCF a préféré jeté l’éponge. «L’activité ne s’est pas révélée aussi porteuse qu’espéré. On a jugé qu’on n’était plus le meilleur acteur pour la poursuivre», a déclaré un porte-parole à l’AFP. Cependant, Keolis estime avoir acquis une expérience utile avec l’opérateur de plateforme VTC, qui a facilité le lancement de nouveaux services de transports à la demande. Pour la SNCF, il s’agit du troisième échec dans les services de mobilité, après la revente de Ouibus à Blablacar et du service de covoiturage IDVroom à Klaxit. La société nationale préfère désormais se positionner comme un agrégateur de solutions de mobilité à travers son application l’Assistant SNCF, destinée à assurer un trajet sans couture avec ses propres trains et les services de ses partenaires (Uber, Marcel, Le Cab, Karhoo…).

G. H.

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