La bataille fait rage pour le réseau de transports urbains de Bordeaux Politique et réglementations Stratégie Territoires

  © Le tramway de Bordeaux, exploité pour l'instant par Veolia © DR
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La Rédaction

La filiale de Veolia Environnement ne veut décidément pas laisser filer le réseau de transport public de Bordeaux dans l’escarcelle de Keolis. Pourtant, le juge des référés vient de déclarer « sans objet » la dernière requête de Veolia. L’affaire est devant le Conseil d’Etat.

Le 28 novembre 2008, la délibération des élus de la Communauté urbaine de Bordeaux (CUB) avait provoqué une petite révolution. À l’issue du renouvellement de l’appel d’offres concernant le contrat d’exploitation du réseau de transport publicVeolia qui avait la main mise sur les bus et le tramway bordelais depuis plusieurs décennies (sous le nom CGFTE), avait été mis sur la touche au profit de Keolis, filiale routière de la SNCF (lire notre précédent article).


Un contrat de 750 millions d’euros
 

Bien décidé à ne pas lâcher un contrat de 750 millions d’euros sur cinq ans, Veolia avait alors dénoncé le résultat de l’appel d’offres auprès du tribunal administratif.

Le 6 mars, le rapporteur du Conseil d’État a finalement conclu à l’annulation de l’ordonnance du tribunal administratif de Bordeaux qui confirme l’attribution du marché des transports urbains à Keolis. Le même jour, Veolia a déposé une requête devant le juge des référés, qui vient d’être déclarée « sans objet ».

Le président de la CUB, Vincent Feltesse, peut-il enfin signer le contrat avec Keolis ? La réponse appartient au Conseil d’Etat.  De son côté, la Deutsche Bahn qui aurait bien voulu participer à l’appel d’offres se dit prête à aller devant la Cour de Justice européenne. Le feuilleton risque de connaître encore quelques épisodes…

Keolis s’engouffre dans les parkings
La SNCF s’apprête à monter au capital de sa filiale de transport public Keolis, pour passer de 45,4 à 57%.  L’opération se fera sous la forme d’un apport d’actifs, en l’occurence son autre filiale Effia, le troisième opérateur de parkings français. Les autres actionnaires financiers de Keolis, Axa et la Caisse des Dépôts et Placements du Québec, ont apporté leur soutien à un projet qui pourrait être bouclé fin avril.
L’alliance entre Effia et Keolis permettra à se dernier de se positionner sur le marché naissant des nouveaux services de mobilité. Michel Bleitrach, président de Keolis, ne s’en est pas caché aux journalistes des Échos le 13 mars. “Notre ambition est d’utiliser les parkings d’Effia comme base de développement de nouveaux services de mobilité (autopartage, vélos, etc.), ou pour mettre en œuvre une meilleure interaction entre les réseaux de transports collectifs et interurbains”.
Avec la majorité au capital de Keolis, la SNCF pourra enfin ajouter sa quote part du chiffre d’affaires de sa filiale à son propre CA, qui ferait un bond de 1,5 milliards d’euros. Une bonne affaire pour Guillaume Pepy, qui annonce vouloir augmenter de 50% d’ici à 2012 les recettes de la SNCF.

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Notre article sur le feuilleton de l’appel d’offres bordelais

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