La première ligne de bus à hydrogène exploitée en Ile-de-France

Valérie Pécresse, Présidente de la région et d’Île-de-France Mobilités, François de Mazières, Président de Versailles Grand Parc et maire de Versailles, en présence de Pierre-Etienne Franc, Directeur Activités Hydrogène Energie Monde, Air Liquide et Géric Bigot, Président de SAVAC, ont inauguré les premiers bus à hydrogène de France.  
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La rédaction

7 ans de réflexion. Avec la mise en service de deux bus à hydrogène Van Hool sur une ligne de grande couronne, l’Ile-de-France devient la première région française à exploiter des véhicules de ce type. Ce lancement intervient dans le cadre d’une expérimentation de 7 ans, effectuée avec l’appui du programme européen 3Emotion, qui vise à développer la technologie hydrogène. La ligne 264, opérée par la Savac pour le compte d’Ile-de-France Mobilités, relie Versailles-Chantiers à Jouy-en-Josas (Yvelines), un trajet de 12,5 km. La recharge en hydrogène est assurée à la station Air Liquide de Loges-en-Josas en une vingtaine de minutes: le réservoir de 39 kg assure une autonomie de 300 km. D’une part, l’hydrogène de la pile à combustible est converti en électricité, la vapeur d’eau étant la seule émission, et d’autre part, les batteries fournissent de l’énergie supplémentaire où et quand on en a besoin. Grâce à cette propulsion hybride et à la réutilisation de l’énergie de freinage, la consommation d’hydrogène est limitée à environ 8 kg par 100 km. 

Programme 3Emotion. L’achat des deux véhicules (environ 850.000 euros l’unité) est subventionné à hauteur de 900.000 euros dans le cadre du projet 3Emotion. Quant aux coûts d’exploitation, ils sont couverts à 50% par Ile-de-France Mobilité, 32% par le programme 3Emotion, et 9% par la communauté d’agglomération de Versailles Grand Parc. La pile à combustible, qui coûte à elle seule 350.000 euros, est garantie 7 ans par le fournisseur Ballard. «Grâce aux premiers retours d’expérience venus de Londres, où le même modèle de véhicule circule depuis 4 ans, nous sommes confiants, indique Géric Bigot, président de Savac. De plus, le profil de la ligne nous permet d’optimiser la consommation, avec la récupération d’énergie au freinage.» Seul bémol: la production d’hydrogène issue du reformage de méthane est très émettrice de CO2

 

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