La prime transport va bénéficier à 2,7 millions de salariés Politique et réglementations Stratégie Territoires

  © Comme les Franciliens, les usagers de province bénéficient du remboursement de leurs trajets domicile-travail © N.A.
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S’ils saluent l’entrée en vigueur de la prime transport en 2009, les élus du transport public réunis au sein du GART rappellent qu’il faudra développer les réseaux pour répondre à la demande croissante. Et trouver de nouveaux financements.

En 2009, les employeurs devront prendre en charge la moitié de l’abonnement de transport collectif de leurs salariés pour les trajets domicile-travail : c’est la prime transport revue et corrigée par le gouvernement Fillon. Elle doit entrer en vigueur dans les jours à venir, dès la parution du décret. Le gouvernement considère que 1,5 million de salariés du secteur privé et 200 000 agents de la fonction publique territoriale devraient en bénéficier.

Pour les élus du transport, cette prime est « synonyme d’un engagement en faveur de la mobilité durable. Cette mesure va encourager les modes alternatifs à la voiture particulière pour les déplacements domicile-travail et conforter les changements de comportement de mobilité que nous observons aujourd’hui », se félicitent les élus réunis au sein du Groupement des autorités responsables de transport (GART).


Gare à la saturation

Remboursés à 50% de leurs frais de transport – comme c’est déjà le cas en Ile-de-France depuis longtemps – de nombreux salariés pourraient en effet être incités à choisir les transports collectifs et/ou le vélo pour leurs déplacements.

« Toutefois la hausse de la fréquentation attendue dans les réseaux de transport public, déjà proches de la saturation, interpelle les autorités organisatrices de transport », souligne le Gart dans un communiqué. En clair, face à la hausse de la fréquentation attendue (+ 5,2% en 2007), les réseaux de transport pourront-ils faire face ?


Les financements insuffisants

« Adopter l’offre à cette nouvelle demande va demander de conséquents efforts de financement », poursuit le Gart qui se dit mécontent de l’enveloppe dégagée par la loi Grenelle 1 en faveur des transports publics (2,5 milliards). « Adapter l’offre de transport collectif à cette nouvelle demande va demander de nouveaux financements tant pour les investissements (infrastructures et matériel roulant) que pour l’exploitation des réseaux. »

Mais les rallonges budgétaires ne sont pas vraiment dans l’air du temps…


Nathalie Arensonas

 

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