La RATP dévoile une ambitieuse stratégie d’expansion Politique et réglementations Stratégie Territoires

La RATP entend bien se tailler la part du lion dans le projet du Grand Paris pour gérer le réseau ou réaliser des ouvrages.   © © DR
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Pierre Cossard

« L’un des objectifs de la RATP est de faire partie du Top 5 mondial des transporteurs urbains d’ici à 2013 », a annoncé Pierre Mongin, son PDG, le 23 octobre. Une ambition qui passe par l’international et le Grand Paris.

Dévoilée par le quotidien Les Échos du 26 octobre, la stratégie de la RATP dans les année à venir porterait sur trois axes : l’expansion en France et à l’international, la modernisation de l’entreprise et le Grand Paris.

Les velléités de développement de la RATP hors de l’Ile-de-France sont déjà estimées par elle en termes de chiffre d’affaires, puisque le CA cible maximal pourrait atteindre 6,1 milliards d’euros en 2013, contre 4 milliards en 2008. Un appétit qui s’aiguise avec la sortie du capital de Transdev (qui doit fusionner avec Veolia Transport). Contre ses 25,6% de participation dans Transdev, la RATP souhaite en effet obtenir des actifs équivalents à un CA de 300 à 450 millions d’euros. Seul bémol, les autorités organisatrices de transports accepteront-elles facilement un tel transfert ?


Améliorer la productivité

En interne, Pierre Mongin veut poursuivre le plan d’amélioration de la compétitivité lancé en 2007 et qui vise à un gain de 2% l’an. Selon un cabinet d’experts mandaté par la régie, « entre 250 et 375 millions d’euros » pourraient être dégagés grâce aux progrès effectués.

L’autre problème de la RATP consiste en ses 4,5 milliards d’euros de dette, en progression de 200 millions chaque année depuis cinq ans. Cette fois, le PDG entend obtenir une meilleure rémunération pour la gestion du réseau, ainsi que le cofinancement par le Syndicat des transports d’Ile-de-France (Stif) de tous les achats de matériel. Une concession difficile à obtenir, tant la situation paraît aujourd’hui tendue entre les deux entités, alors que les besoins de renouvellement sont colossaux pour les quinze ans à venir.


Le pré carré du Grand Paris

Si la RATP peut regarder hors de ses frontières naturelles, c’est qu’elle semble assurée d’une certaine tranquillité en Ile-de-France. Retenue pour les missions de maîtrise d’ouvrage déléguée et de maîtrise d’œuvre (75 à 100 millions par an), ses experts sont déjà au travail dans le cadre de la mission de préfiguration du projet de Grand Paris, justement pour le compte de la Société du Grand Paris.

Mieux, Pierre Mongin ne cache que la RATP est évidemment « un candidat incontournable » pour la gestion du futur réseau.
La concurrence a d’ores et déjà du souci à se faire si elle veut détrôner la « vieille dame » de son pré carré.


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