La RATP veut garder un pied chez Transdev Politique et réglementations Stratégie Territoires

Malgré une hausse du trafic, les résultats nets de la RATP sont en baisse   © © DR
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La Rédaction

La régie des transports parisiens veut profiter du changement de direction à la tête de l’opérateur de transport public Transdev pour rester dans le capital de cette filiale de la Caisse des Dépôts. Par ailleurs, le résultat net semestriel de la RATP a chuté de 22%.

L’arrivée de Joël Lebreton, qui remplace Philippe Segrétain à la tête de Transdev, va-t-elle arrondir les angles des relations tumultueuses avec la RATP ? C’est en tout cas ce que semble croire Pierre Mongin, président de la régie parisienne. « Objectivement, tout indique que nos relations avec Transdev vont se renforcer », a-t-il assuré le 30 septembre au journal Les Échos, en marge de la présentation des résultats semestriels.


Pas de retrait en vue

C’est confirmé, l’entreprise publique n’envisage donc plus de vendre la participation de 25,6% qu’elle possède dans l’opérateur de transport public Transdev détenu à 69,6% par la Caisse des Dépôts. Depuis l’entrée au capital de la RATP en 2002, les partenariats entre les deux transporteurs se comptaient sur les doigts d’une seule main : citons le consortium monté par les deux groupes pour le métro de Stockholm. Le départ en retraite de Philippe Segretain, opposant notoire au partenariat entre les deux entreprises, va-t-il changer la donne ? La RATP veut le croire.


 

RATP : résultats net semestriels en baisse de 22%

Le chiffre d’affaires est en hausse de 4,1% par rapport à la même période de 2007 à
2,2
milliards d’euros (+ 30 millions d’euros). La croissance du trafic est de 3%, soit
200
000 voyages en plus par jour sur la période. Mais les recettes voyageurs n’augmentent dans le même temps que de 1,4%. Selon la RATP, ce serait l’effet de l’accroissement des tarifs sociaux (+ 30%) et la possibilité de combiner tram et bus par un même billet (Ticket T). Le nouveau contrat passé avec le Syndicat des transports d’Ile-de-France (STIF) a aussi des incidences sur le résultat opérationnel, qui recule de 13,2%, à 191,2 millions. En cause, la moindre contribution versée par le STIF (20 millions ce semestre) qui s’ajoute à la progression des coûts de carburant. Au total, le résultat net chute de 22,2% sur un an, à 92,4 millions, alors que le premier semestre 2007 avait bénéficié de « facteurs favorables » comme une baisse de la charge fiscale.

 

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