La région PACA et Vinci s’engagent pour une autoroute «bas carbone»

Créée en 2006, la gare routière de Briis-sous-Forges (Essonne), accueille les passagers d'une ligne de car express qui emprunte l'A10.   © Vinci
Actualites

Grégoire Hamon

CHNS. Les autoroutes représentent 20% des émissions de CO2 du secteur des transports, soit 6% des émissions en France. Le 12 novembre dernier, la région Provence-Alpes-Côte d’Azur et Vinci Autoroutes ont signé une convention destinée à établir une «autoroute bas carbone», qui vise la neutralité carbone à l’horizon 2050. Le texte contient une série de mesures encourageant les modes de mobilité durables sur les autoroutes du réseau Vinci (ASF, Escota, Cofiroute, Arcour), en faisant la part belle au transport collectif, à commencer par des lignes d’autocars express sur autoroute. À Toulon, l’élargissement de l’autoroute A57 permettra la circulation des autocars sur la bande d’arrêt d’urgence (BAU), avec la création d’un pôle d’échange multimodal directement connecté à l’autoroute, de quoi proposer une offre alternative à l’autosolisme aux heures de pointe. Sur l’autoroute A8 entre Nice et Sophia-Antipolis, Vinci et la région Sud étudient les modifications à apporter à cette section pour permettre aux autocars à haut niveau de service d’emprunter également la BAU aux endroits congestionnés. À Marseille enfin, des études sont menées en partenariat avec la Métropole Aix-Marseille-Provence pour permettre le développement de stations multimodales avec la création de pôle d’échange. D’une manière plus globale, Vinci Autoroutes indique travailler sur la conception de lignes réservées (lignes d’autocar express, covoiturage, véhicule propre). «Le respect de ces voies passera par le développement de solution de gestion du trafic basée sur l’intelligence artificielle», souligne l’exploitant, qui compte profiter de l’ingénierie de sa filiale spécialisée, Cyclope.ai.

Ouverture vers le réseau secondaire. Côté énergie, Vinci Autoroutes compte accélérer le déploiement des bornes de recharge pour véhicules électriques, qui devraient passer de 219 points actuellement à 411 d’ici la fin 2020, soit une station de recharge tous les 80 km. Ce programme implique des enseignes partenaires ou des industriels de la mobilité électrique comme Ionity, Total, E-on, Tesla et Izivia. Sur le réseau Escota, qui couvre la région PACA, 9 aires sont déjà équipées en bornes de recharge, elles passeront bientôt à 15, avec l’idée de les ouvrir aussi au réseau secondaire pour en faire profiter les territoires. Vinci évoque également le déploiement de futures stations GNV/bioGNV voire hydrogène, pour alimenter ses propres véhicules d’exploitation (des tests sont en cours) et ceux de ses clients. La convention prévoit aussi de généraliser l’utilisation de matériaux recyclés pour le revêtement des chaussées et le recyclage des aires et stations. Autres mesures, le remplacement des systèmes d’éclairage actuels par des LED ou encore l’installation de panneaux solaires pour produire de l’énergie sur certaines aires de service.

G. H.

Message

Veuillez vous identifier pour laisser un commentaire, cliquez ici pour vous identifier

  • Il n'y a pas de commentaire sur cet article. Soyez le premier à réagir.