La startup WeRide veut exploiter ses robots-taxis en Chine dès cet été Stratégie

En choisissant d'opérer en Chine, WeRide espère rattraper Waymo, la filiale de Google dédiée au véhicule autonome.   © WeRide
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Grégoire Hamon

500 voitures autonomes en 2020. La startup américano-chinoise WeRide a indiqué qu’elle comptait lancer son premier service de taxi commercial autonome dans les villes chinoises de Guangzhou et Anqing en juillet prochain, afin de rattraper son retard face à Google et Uber. Depuis l’an passé, la startup a mené de nombreux essais de voitures autonomes. Créée en avril 2017 aux États-Unis, WeRide a depuis déménagé son siège social à Guangzhou. L’entreprise compte actuellement environ 50 véhicules autonomes en activité en Chine, une flotte qui devrait doubler d’ici la fin de l’année et passer à 500 unités en 2020.  WeRide bénéficie du soutien du fonds de capital risque de l’alliance Renault-Nissan-Mitsubishi, ainsi que du chinois SenseTime, spécialisé dans la reconnaissance faciale et l’intelligence artificielle, et compte lancer une nouvelle augmentation de capital prochainement. L’entreprise devrait utiliser des voitures électriques Nissan Leaf comme sa «base» pour le projet de véhicules autonomes en Chine continentale.

Course aux datas. Pour l’instant Waymo, la filiale de Google, fait la course en tête, avec un service de taxi autonome déjà opérationnel depuis cette année à Phoenix, Arizona. «Waymo est un an et demi devant nous», analyse Lu Qing, le président deWeRide. Les véhicules auto-conduite de la filiale de Google ont déjà parcouru 10 millions de miles sur les routes publiques, générant une quantité de données jusqu’à présent inégalée. Mais selon Lu Qing, WeRide devrait combler ce retard en six mois grâce à l’augmentation de sa flotte. «En Chine, vous êtes en mesure de recueillir des données très rapidement», déclare-t-il. Le gouvernement est beaucoup plus laxiste en matière d’exigences réglementaires et autorise les expérimentations un peu partout. Les coûts sont également inférieurs. Le prix d’un superviseur à Guangzhou ou Anqing est dix fois moins important qu’à San Francisco, observe-t-il. D’ici juillet, WeRide va lancer une application pour smartphones permettant aux utilisateurs de trouver ses taxis et d’embarquer pour des destinations pré-établies, comme des centres commerciaux. Par mesure de sécurité, des chauffeurs seront encore présents derrière le volant. Ils devraient disparaître d’ici deux ans, le temps que le réseau 5G soit totalement installé dans les deux villes visées. Dès lors, les véhicules devraient être uniquement supervisés à distance.

G. H.

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