La Suède testera la recharge par induction pour bus en mai 2020

Les premiers tests auront lieu début 2020 avec un camion-remorque électrique, suivi d’un bus électrique à partir de mai 2020.   © Smart Road Gotland
Actualites

Grégoire Hamon

Banc d’essai de 1,2 km. Avec sept mois de retard sur le calendrier initial, la Suède a démarré mi-novembre la construction de la première route de recharge par induction au monde capable de recharger des bus ou des camions électriques alors qu’ils roulent. L’expérimentation, validée par l’Administration suédoise des transports (Trafikverket), va prendre place sur l’île de Gotland, la plus grande île du pays située au milieu de la mer Baltique. Ce projet public-privé baptisé «Smart Road Gotland», doté d’un budget de 11 millions d’euros, utilisera la technologie développée par la société israélienne Electreon, l’un des leaders mondiaux dans la technologie dynamique de transfert d’énergie par induction (DWPT). Il consiste en un banc d’essai long de 1,2 km sur une route de 4,1 km qui relie l’aéroport local au centre de Visby, l’unique agglomération de l’île. Des bobines de cuivre, placées 10 cm sous la chaussée, vont s’activer lorsque des véhicules électriques équipés de récepteurs passeront au-dessus. Un récepteur de 12 kg suffit pour une voiture standard, avec une puissance maximale transmise par récepteur de 25 kW. Les bus et camions en disposeront jusqu’à cinq.

Opérateur de transport public Flygbussarna. Smart Road Gotland compte s’appuyer sur les sources d’énergies d’origine renouvelable dont dispose l’île (solaire, thermique et éolien). Les premiers tests auront lieu début 2020, avec un camion-remorque électrique, suivi d’un bus électrique à partir de mai 2020. Ce dernier sera opéré par l’opérateur de transport public suédois Flygbussarna (groupe Transdev). Les essais seront menés pendant trois ans en toutes saisons dans des conditions variées: la route contient des sections droites, des courbes, et tangente un rond-point, ce qui permet d’observer le fonctionnement du système lorsque les véhicules doivent accélérer et réduire leur vitesse, notamment lors des arrêts de la ligne de bus. Ce galop d’essai permettra de juger de l’intérêt de cette technologie, qui pourrait amener la Suède à déployer 2.000 km de routes électriques à destination des véhicules lourds (camions et bus), un projet d’environ 3 milliards d’euros.

G. H.

Message

Veuillez vous identifier pour laisser un commentaire, cliquez ici pour vous identifier

  • Il n'y a pas de commentaire sur cet article. Soyez le premier à réagir.