L’aide symbolique de l’Union européenne aux projets français de transport Politique et réglementations

 
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Michel Chlastacz

Le 17 juin 2016, les subventions de la Commission européenne en faveur des transports ont été présentées par Jean-Claude Juncker, président de la Commission, et Violette Bulc, Commissaire aux Transports. Le jour même, Alain Vidalies, Secrétaire d’État chargé des Transports, a salué les 141 M € destinés aux projets français «qui conforteraient notre position parmi les tous premiers bénéficiaires des crédits européens pour la période 2014-2020», ce qui «récompense la qualité la crédibilité et l’avancement technique des projets de transports élaborés dans notre pays». Crédits qui vont ainsi permettre la concrérisation de «projets essentiels à la réalisation du réseau de transport transeuropéen en France [notamment] le traitement des noeuds ferroviaires de Lyon, Marseille et de Nice».

La satisfaction ministérielle peut laisser pantois. Puisque pour les seuls crédits ferroviaires et intermodaux, qui totalisent près de cinq milliards d’euros (85% de l’ensemble des dotations transport), la France reçoit 30,1 M€, soit 0,6 % du total européen ! Les pays d’Europe centrale et balkanique reçoivent plus de 90% des dotations ferroviaires, et la Hongrie (692,2 M€), la République tchèque (506,6 M€), la Slovaquie (288,1 M€), la Croatie (257,8 M€), la Slovénie (123,5 M€) et surtout la Pologne (1670 M€) se taillent la part du lion au profit d’opérations ciblant les corridors paneuropéens.

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