SeaBubble en test à Paris pour une éventuelle exploitation en 2020

Le SeaBubble à moteur électrique est muni de foils, sur lesquels il peut glisser dès que sa vitesse augmente, ce qui lui permet de filer sur les flots en ne générant quasiment aucun remous.   © Grégoire Hamon
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Grégoire Hamon

30 km/h en hydrofoils. Depuis le 16 septembre et pendant une semaine, un «bateau-volant» SeaBubbles a reçu l’autorisation de naviguer sur la Seine à 30 km/h, soit pratiquement le double de la vitesse autorisée (18 km/h pour des petits bateaux de croisière, 12 km/h pour les péniches et navires de plus de 20t de déplacement d’eau). La préfecture d’Île-de-France a donné cette dérogation afin de déterminer si la navette de 4 passagers peut trouver sa place dans le trafic fluvial. Ce bateau à moteur électrique est muni de foils, sur lesquels il peut glisser dès que sa vitesse augmente, ce qui lui permet de filer sur les flots en ne générant quasiment aucun remous. La nouvelle préfète de Paris, Magali Charbonneau, était à bord du SeaBubble lundi après-midi pour un trajet dont elle a apprécié le confort. «Cette phase d’expérimentation va permettre d’obtenir un retour d’expérience en situation utile pour les services de l’État. Ce mode de transport non polluant et silencieux pourrait permettre d’offrir de nouvelles possibilités de mobilité aux Franciliens. L’étude des questions de sécurité permettra de faire avancer le travail de l’administration et celui des exploitants potentiels», a-t-elle déclaré.

Une flotte à l’étude. Le bateau est équipé de capteurs dont les relevés seront ensuite analysés par VNF (Voie navigable de France). Si l’expérience se révèle concluante, une exploitation commerciale de SeaBubbles pourra être envisagée au printemps 2020. «D’ici 2020, un ou deux bateaux pourraient être autorisés à titre dérogatoire, et les éléments recueillis permettront de simuler l’exploitation régulière d’une flotte de plusieurs bateaux électriques de ce type, qu’il s’agisse de SeaBubble ou d’autres sociétés. Nous pourrons ainsi déterminer le nombre maximal de nouveaux bateaux pouvant s’intégrer dans le trafic, où circulent déjà 100 bateaux par heure», explique Dominique Ritz, directeur du bassin de la Seine à VNF. Cette expérimentation sera intégrée dans la remise à plat des règles de navigation sur la Seine, engagée par VNF. Elle pourra également s’intéresser à des bateaux de plus grande taille. Anders Bringdal, le co-fondateur de SeaBubble, évoque ainsi de futures navettes pouvant emmener 32, voire 95 passagers…
G. H.

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