Le Cerema propose un guide pour l’évaluation a priori des voies réservées au covoiturage Pratique et ressources Territoires

Ces voies, dites VR2+, sont aménagées en lieu et place d’une voie existante sur les 2×3 voies pour les dédier au covoiturage.   © DR
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Grégoire Hamon

Anticiper les perturbations. Le Centre d’études et d’expertise sur les risques, l’environnement, la mobilité et l’aménagement (Cerema), en lien avec la direction générale des Infrastructures, des Transports et de la Mer, vient de publier un nouveau guide qui porte sur l’évaluation a priori des voies réservées au covoiturage. Ces voies, dites VR2+, sont aménagées en lieu et place d’une voie existante sur les 2×3 voies pour les dédier au covoiturage, mais aussi aux véhicules de transports en commun, aux véhicules assurant un transport public particulier de personnes et aux véhicules à très faibles émissions. Elles trouvent leur intérêt sur les sections subissant une congestion récurrente, permettant aux catégories d’usagers autorisés de franchir ces points durs sans perdre de temps. La mise en place d’une VR2+ peut cependant engendrer de forts changements des conditions de circulation par rapport à la situation initiale, souligne le Cerema. «Une voie réservée qui ferait remonter la congestion jusqu’à un nœud routier structurant situé en amont, risquerait de perturber fortement les conditions de circulation d’usagers qui étaient épargnés jusqu’alors. Il convient donc de bien estimer a priori l’impact sur le trafic de l’implantation physique des voies réservées, et de déterminer le fonctionnement optimal d’activation/désactivation de la voie dans le cas où celle-ci doit être gérée dynamiquement», observe ainsi le Cerema.

Comparaison terrain et simulation. Le guide s’attèle donc expliquer les grands phénomènes de trafic liés aux voies réservées afin de donner une méthode pour réaliser, à l’aide de calculs simples, une première évaluation d’un projet de voie réservée. Il rappelle les données indispensables à collecter pour mener à bien une étude en simulation et détaille, pour les maîtres d’ouvrage, les moyens d’obtenir et de valider des études en simulation de qualité, qui leur permettront d’assoir leurs choix en matière de conception des voies réservées. Un chapitre formule notamment des recommandations sur l’organisation des échanges entre le maître d’ouvrage et le prestataire, en cadrant la validation d’étapes cruciales de l’étude, en particulier celle de la phase de calage qui nécessite de comparer les débits et les temps de parcours observés sur le terrain à ceux obtenus en simulation.

Pour accéder à l’ouvrage :
Voies structurantes d’agglomération – Évaluation a priori des voies réservées au covoiturage.

G. H.

 

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