Le co-fondateur de Google propose sa voiture volante en pré-commande Produits Stratégie

Cette petite "voiture volante" électrique est désormais disponible pour des tests grandeur nature et des pré-commandes.   © Kitty Hawk
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Les Industriels

Grégoire Hamon

Une voiture-drone pour le loisir. Ce n’est pas encore la voiture volante qui alimente les fantasmes, mais c’est une première étape. La startup Kitty Hawk, financée par le cofondateur de Google, Larry Page, vient d’annoncer que sa petite « voiture volante » électrique était désormais disponible pour des tests et des pré-commandes aux Etats-Unis. L’appellation « voiture volante » semble usurpée puisque l’engin, baptisé « Flyer », ressemble plus à un gros drone doté de dix rotors horizontaux. Flyer préfigure pourtant ce que pourrait être l’usage des engins volants dans un avenir proche. Son constructeur Kitty Hawk indique que ce modèle se pilote aussi facilement que si l’on jouait à un jeu vidéo. Flyer ne nécessite d’ailleurs pas de brevet de pilote puisque son usage est exclusivement dédié aux activités de loisirs, et encore, uniquement au-dessus des plans d’eau. La machine volante, munie de deux flotteurs à la manière d’un hydravion, dispose d’un cockpit monoplace. Son autonomie de vol est restreinte à 12 à 20 minutes, pour une vitesse de pointe à 32 km/h.

Des drones taxis commercialisés en 2024. « Flyer est le premier véhicule personnel de Kitty Hawk, et une première étape pour faire du vol un élément du quotidien », indique l’entreprise, qui soutient d’autres projets dont le champ d’application est beaucoup plus large. Kitty Hawk teste depuis plusieurs mois en Nouvelle-Zélande un autre modèle, Cora, avec plusieurs passagers à bord et sans pilote, destiné à fonctionner comme les compagnies aériennes ou de taxis, les passagers devant réserver leur voyage. La phase des tests de Cora doit encore durer six ans. D’autres entreprises ont déjà présenté des projets de voitures volantes, notamment Uber, qui compte réaliser des premiers vols test à Los Angeles d’ici 2020 avec un service commercial pour 2023.  En France, le toulousain EVA envisage d’effectuer ses premiers tests en milieu urbain en 2019 et lorgne du côté de Dubaï, qui ambitionne de disposer d’une flotte de taxis à 30 % aérienne en 2020, lors de son exposition universelle.

G. H.

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