Le premier Hyperloop prévu aux Émirats dès 2020 Produits Territoires

La ligne de 10 km desservira l'aéroport de Dubaï et le site de l'Exposition universelle de 2020.   © HTT
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Les Industriels

Grégoire Hamon

Fonds privés. La startup californienne Hyperloop Transportation Technology (HTT), l’une des trois sociétés engagée dans le développement de trains hyper rapides dans des tubes sous vide, a annoncé mercredi avoir signé un premier accord pour la mise en service d’une ligne commerciale de 10 km entre Abu Dhabi et Dubaï. «La ligne sera financée sur des fonds privés», indique la société, sans préciser le montant de l’investissement. L’accord a été signé avec Aldar Properties, le principal promoteur immobilier d’Abu Dhabi, propriété de la famille régnante. «Cet accord pose les fondations du premier réseau Hyperloop au monde, ici aux Émirats Arabes Unis. Notre ambition est de construire plusieurs lignes reliant Abu Dhabi, Al Ain, Dubaï et Riyad, en Arabie Saoudite», a déclaré Bibop Gresta, président d’HTT. «Grâce à l’appui réglementaire des autorités d’Abu Dhabi, nous espérons un premier segment opérationnel à temps pour l’Expo 2020» a-t-il ajouté. La ligne passera en effet près de l’aéroport international de Dubaï et du site de l’Expo 2020. En visant une ouverture, même partielle au moment de la future exposition universelle, HTT s’est engagée dans une course contre la montre. La startup vient tout juste de recevoir les premiers tronçons de sa piste d’essais de 320m sur son site de Toulouse Francazal, dédié à la R&D. Une seconde piste, grandeur nature, doit ouvrir en 2019. Elle sera installée sur des pylônes, comme le seront les futures lignes Hyperloop. En parallèle, la première capsule de passagers sera livrée à Toulouse dans les mois à venir. Elle sera assemblée et perfectionnée avant d’être mise en service aux Émirats Arabes Unis.

Mur du son. Pour faire avancer ses capsules de 4 m de diamètre dans des tubes sous vide, HTT utilise la technologie de lévitation magnétique. Pour autant, il n’est plus question de pointe de vitesse à 1200 km/h, comme le prévoyait l’entreprise initialement. « Nous ne pouvons pas savoir, tant que nous n’avons pas réalisé les tests, mais j’estime que la vitesse pourra aller aux alentours de 400 à 500 km/h », a récemment déclaré à La Tribune le directeur général Dirk Dirk Ahlborn, en précisant que l’abaissement de cette vitesse permettra d’obtenir des coûts d’exploitation «très bas».

G. H.

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