Le réseau Tisséo de Toulouse restructure les bus autour du tram Politique et réglementations Stratégie Territoires

Le tramway toulousain desservant la rive gauche, les bus vont jouer la complémentarité.   © © DR
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Catherine Sanson-Stern

À Toulouse, la première ligne de tramway qui entre en service fin novembre 2010 va desservir de nombreux quartiers et sites stratégiques comme l’usine Airbus. Elle a aussi conduit Tisséo à restructurer tout le réseau d’autobus.

La ligne de tramway T1 va relier, à partir du 27 novembre 2010, la station multimodale Toulouse-Arènes à l’usine Airbus Aéroconstellation de Blagnac en desservant de nombreux quartiers et équipements collectifs de Toulouse et Blagnac.

Deux jours plus tard, le réseau de bus restructuré entrera lui aussi en fonction sur huit communes du nord-ouest toulousain (Blagnac, Beauzelle, Cornebarrieu, Seilh, Mondonville, Aussonne) et les quartiers toulousains d’Ancely, Arènes Romaines, Casselardit et St-Cyprien.

Huit lignes (qui représentaient 27 000 passagers par jour) sont modifiées, une ligne créée ainsi qu’un TAD (transport à la demande) zonal, afin de combiner efficacité optimale pour le tram et rationalisation globale de l’offre. De nouveaux points d’arrêts ont été aménagés, ainsi que des travaux de facilitation de circulation à certains « points noirs ».

Un réseau remis à plat

Les premières études de cette restructuration du réseau du nord-ouest toulousain ont commencé en 2004-2005 afin de prévoir les terminus de bus, avant le démarrage d’un travail plus précis à partir de début 2009 avec les techniciens de Tisséo, de la communauté urbaine du Grand Toulouse, de l’agence d’urbanisme et des communes traversées.

« Plusieurs principes ont guidé cette restructuration, explique Sylvain Mathieu, chef de projet études et organisation du réseau à Tisséo. Il s’agissait de rabattre les services de transport des communes éloignées sur le tramway le plus rapidement possible, de maintenir une liaison bus directe entre Blagnac et Toulouse-rive droite (puisque le tram va sur la rive gauche), d’améliorer la desserte des zones d’emploi, d’atténuer les tronçons communs bus-tram et de redéployer les bus libérés par le tram sur les secteurs moins desservis ». Ainsi :

  • Trois lignes de bus permettront le rabattement rapide (avec peu d’arrêts) depuis les communes éloignées de Toulouse sur le tram, avec une fréquence de 15 minutes en heures de pointe, basculant sur le TAD zonal le reste du temps.
  • Une ligne avec une fréquence plus importante et fonctionnant tous les jours reliera Blagnac à Toulouse-rive droite, en permettant la desserte de la ZAC des Ponts-Jumeaux, un nouveau quartier de 3000 habitants pour lequel rien n’avait été prévu au départ.
  • Trois lignes de desserte inter-quartiers (y compris la zone aéroportuaire) fonctionneront toute la journée avec des cadencements de 10 minutes en heure de pointe.


Plus de bus, grâce au tram…

Au total, c’est 300 000 kilomètres supplémentaires qui seront parcourus chaque année par les bus, malgré la mise en service du tram. Des augmentations de desserte bus qui se feront à coût constant, grâce aux économies permises par le TAD zonal. « Entre les bus et le tram, nous passerons de 2,4 millions à 3,6 millions de kilomètres commerciaux parcourus chaque année dans le nord-ouest toulousain », se félicite Joël Carreiras, président de la commission déplacements et transports du Grand Toulouse, mais aussi en charge des finances de la ville de Toulouse.

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