Le tramway, bras armé de la rénovation urbaine des quartiers sensibles Politique et réglementations Territoires

Clichy-sous-Bois, un exemple de "carence persistante" selon Terra Nova.   © DR
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La rédaction

Dans l’un des chapitres de son étude « Banlieues et quartiers populaires : remettre les gens en mouvement » publiée le 12 avril dernier, Terra Nova revient sur l’interaction entre la rénovation urbaine et la politique des transports dans les quartiers sensibles.

Quel rôle joue le transport dans le désenclavement des quartiers sensibles ? C’est en deux mots la problématique posée dans l’un des chapitres de l’étude intitulée « Banlieues et quartiers populaires : remettre les gens en mouvement » publiée le 12 avril dernier par le groupe de réflexion Terra Nova. Comparant la situation de plusieurs agglomérations, les experts du think tank sont parvenus à un consensus autour duquel « la force de la rénovation urbaine tient à son alliance avec le tramway ».

 

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Dans un premier temps, cette étude pointe une interaction souvent réussie dans des villes comme Strasbourg où le tramway est « le plus maillé que l’on puisse trouver », Lyon où « le prolongement du métro unifie toute l’agglomération » ou encore Bordeaux où les quartiers sensibles « s’y trouvent maintenant intégrés par la force du tramway beaucoup plus que par la grâce, discutable, des rénovations et des réhabilitations ». Dans un second temps, elle observe également que l’absence de tramway semble souvent compensée par l’installation d’une ligne de bus disposant d’une voie réservée qui permet « de produire le même effet de connexion régulière »

 

Seule, la bonne volonté ne suffit pas

 

Si cette tendance gagne du terrain en région, il n’en va pas de même en Ile-de-France, « où les opérations de rénovation urbaine ne s’y trouvent que faiblement associées à une extension du réseau des transports publics », observe Terra Nova. Citant la commune de Clichy-sous-Bois comme un exemple de « carence persistante », le think tank affirme que les opérations de rénovation urbaines sont généralement localisées à proximité d’une grande voie routière ou d’une station de RER, et exploitent ainsi les branchements existants, « sans apporter un ordre urbain à proprement parler à ces patchworks de quartiers sociaux aux contours parfois totalement illisibles ». Autre exemple : Villiers-le-Bel où tout les efforts semblent vains dans la mesure où « ces quartiers sont repliés sur eux-mêmes dans une commune irréelle à la marge d’une agglomération démesurée », résume l’étude. 

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