Les constructeurs français unis pour produire des batteries en Europe

Renault va rejoindre la coentreprise ACC (Automotive Cells Company), qui ambitionne de produire des batteries pour un million de véhicules par an en Europe, soit près 10 à 15% du marché, d'ici à 2030.   © Saft
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Grégoire Hamon

Alliance. Sous la pression du Gouvernement, et de sa ligne de crédit de 5 milliards d’euros, le constructeur Renault a indiqué qu’il allait rejoindre la coentreprise formée par PSA (ainsi qu’Opel) avec Total (via sa filiale Saft) afin de fabriquer des batteries pour voitures électriques. «Renault a acté ce matin sa décision de rejoindre le programme européen de batteries électriques», a déclaré Emmanuel Macron le 26 mai dernier à l’issue d’une visite de l’usine de l’équipementier Valeo à Étaples (Pas-de-Calais). La coentreprise ACC (Automotive Cells Company) a reçu le feu vert de la Commission européenne en février dernier avec l’objectif de produire des batteries pour un million de véhicules par an en Europe, soit près 10 à 15% du marché, d’ici à 2030. Fin 2019, la Commission a donné son aval pour le lancement de l’Airbus des batteries, censé concurrencer les constructeurs asiatiques qui dominent outrageusement le marché.

Marché chinois. Si certains constructeurs et industriels, à l’instar de ceux précédemment cités, mais aussi les chimistes BASF et Solvay ont décidé d’unir leurs forces, d’autres ont décidé de faire cavalier seul. Ainsi, le groupe Volkwagen préfère sécuriser ses approvisionnements directement auprès d’acteurs chinois. Le groupe allemand a déjà monté une joint-venture 50-50 en 2017 avec le constructeur chinois d’État JAC Motors, ce qui lui assure 25 ans approvisionnements en batterie Li-ion. Cette coopération vient de se renforcer avec l’annonce, le 29 mai dernier, d’une progression de sa participation à 75%, pour environ 1 milliard d’euros. De plus, Volkswagen va prendre une participation de 50% dans JAG, la maison-mère de JAC Motors. Enfin, le constructeur allemand va devenir l’actionnaire majoritaire (26% du capital) du constructeur de batterie chinois Gotion High-Tech pour 1,1 milliard d’euros. Selon Reuters, son concurrent Daimler prévoit de prendre des parts dans le constructeur de batteries Farasis Energy lors de son introduction à la bourse de Shanghai, ce qui lui permettrait également de sécuriser ses approvisionnements.

G. H.

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