Les navettes autonomes Milla prévues sur Vélizy et Aix

La Milla Pod peut circuler à 50 km/h en milieu ouvert.   © Milla
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Grégoire Hamon

Une première en Île-de-France. Le 12 septembre, Vélizy-Villacoublay (78) a inauguré un service de navette autonome faisant appel aux services de la Milla Pod, un véhicule conçu à Meudon (92). Cet engin de 5 places assises est doté de formes abruptes, qui rompent avec l’esthétisme toute en rondeur des modèles développés par la concurrence. La Milla Pod peut atteindre 50 km/h en milieu ouvert, mais se contentera de circuler à 30 km/h dans la cité francilienne. Les 7 navettes autonomes vont effectuer tous les jours pendant 6 mois un circuit de 4 km, permettant de rejoindre une station du T6. L’itinéraire comporte 7 arrêts, sur les créneaux horaires de 7h30 à 9 heures, puis de 17 heures à 19 heures. En dehors des heures de pointe, il est possible de réserver la navette depuis une application, qui indique le lieu de collecte le plus proche. «C’est une première en Île-de-France et peut-être en France, de voir ce véhicule, comme un autre, circuler au milieu du trafic urbain et sans aménagements spécifiques», a indiqué au Parisien Valérie Pécresse, la présidente de la région Ile-de-France, qui a mis 400.000 € dans ce projet de 3 M€. Un budget conséquent pour transporter «une centaine de riverains» jusqu’en mars 2020.

Bientôt sur Aix-TGV. Le trajet est actuellement gratuit mais pourra devenir payant, à l’unité via l’application ou en validant avec son pass Navigo si l’expérience se prolonge au delà des 6 mois prévus initialement. Par mesure de sécurité, un pilote restera derrière le volant (l’engin comporte un poste de pilotage), sachant que la navette est supervisée à distance. La voirie est équipée de capteurs, permettant aux navettes autonomes de détecter les priorités à droite, feux tricolores et autres passages piétons. Les navettes Milla tourneront également dans la garrigue provençale à partir de janvier 2020. Pendant trois ans, les véhicules autonomes vont relier la gare Aix-TGV et la zone de la Duranne, via le Technopôle de l’Arbois, en passant par des chemins ruraux. Un périple de 10 km qui pourrait se passer de conducteur mi-2021. «L’idée est d’explorer des solutions de transports pertinentes, dans des zones peu denses, où il n’y a pas de transports en commun classiques, et où la seule alternative reste la voiture», explique Jonathan Blaise, chef de projet au site d’information local Made in Marseille

G. H.

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