Les navires Hurtigruten vogueront au bioGNL de déchets de poissons Stratégie

Prévu pour 2020, le MS Fridtjof Nansen fera partie de la prochaine génération de navires d'expédition polaire à propulsion hybride.   © Hurtigruten
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Grégoire Hamon

Propulsion hybride et biogaz. La compagnie de croisière Hurtigruten ne devrait pas connaître la mésaventure de son concurrent Carnival, dont l’un des paquebots avait été pris en plein flagrant délit de pollution au fuel lourd dans le port de Marseille en mars dernier. Avec une flotte élargie de 17 navires dédiée au secteur de l’exploration, Hurtigruten se définit comme «l’acteur le plus respectueux de l’environnement du secteur ». La compagnie norvégienne exploitera en 2019 son premier navire à propulsion hybride diesel électrique, le MS Roald Amundsen, spécialement conçu pour naviguer près de l’Antarctique. Son système de propulsion électrique permettra de sa consommation de carburant de 20 %, autorisant une propulsion du navire à l’énergie électrique jusqu’à 30 minutes. Pour aller plus loin, Hurtigruten prévoit d’équiper au moins 6 de ses navires de systèmes de propulsion biogaz et de batteries associés à des moteurs GNL d’ici 2021. «En utilisant le biogaz pour alimenter ses navires, Hurtigruten devient la première compagnie du secteur à propulser ses bateaux à l’aide de carburants exempts de combustibles fossiles», souligne Daniel Skjeldam, CEO de la compagnie.

Zéro émission. Le BioGNL est déjà utilisé dans certains segments du secteur du transport, en particulier pour les bus, mais de manière encore limitée. Or, l’Europe du Nord et la Norvège disposent d’industries forestière et piscicole très développées, qui génèrent d’importants volumes de déchets organiques. Les restes de production de l’industrie de la pêche et autres déchets organiques seront bientôt utilisés comme carburant. «Les déchets sont raffinés pour produire une énergie exempte de tout combustible fossile. Cette solution permet également d’éliminer les émissions de soufre, d’oxydes d’azote (NOx) et de particules», souligne Frederic Hauge, fondateur et directeur général de l’ONG de protection de la nature norvégienne Bellona Foundation. Hurtigruten prévoit d’investir 750 millions d’euros dans la construction de la flotte de croisière la plus verte au monde. A terme, la compagnie s’est fixé pour objectif d’équiper tous ses navires de systèmes de propulsion zéro émission.

G. H.

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