Les villes américaines s’unissent pour maîtriser les engins en free-floating Politique et réglementations Pratique et ressources

Les villes peuvent en effet imposer aux opérateurs de publier les données (anonymisées) d’utilisation et de localisation de leurs engins de mobilité.   © LADOT
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Grégoire Hamon

Imposer le partage de la data. Une douzaine de grandes villes américaines viennent de rejoindre l’Open Mobility Foundation (OMF) pour mieux réguler les trottinettes et autres engins de mobilité en libre-accès. L’OMF est une association qui œuvre sur l’amélioration de la mobilité et de la qualité de vie en renforçant la sécurité, l’équité et la protection des vies privées. On retrouve ainsi les villes de San Francisco, New-York, Chicago, Los Angeles, Washington, Philadelphie, Portland, Miami, Minneapolis, Austin, Louisville, Seattle, ou encore San Jose parmi les nouveaux entrants. L’OMF compte également des acteurs de la mobilité, comme Bird, ainsi que plusieurs organisations, avec l’objectif d’améliorer les transports grâce aux datas. Les villes peuvent en effet imposer aux opérateurs de publier les données (anonymisées) d’utilisation et de localisation de leurs engins de mobilité sur des outils en open source, ce qui n’est pas encore possible en France.

Dialogue indispensable. Pour recueillir ces millions de données, les cités américaines disposent par exemple de l’outil open source Mobility Data Specification (MDS) développé par l’autorité organisatrice des transports de Los Angeles (Los Angeles Department of Transportation, LADOT). MDS utilise ainsi les données de localisation des trottinettes et vélos pour orienter les politiques de transport, par exemple en déterminant les emplacements utiles pour l’aménagement de pistes cyclables. D’un point de vue pratique, l’outil permet de s’assurer que les engins sans attache ne circulent pas dans les endroits interdits et restent correctement garés. La diffusion de ces informations permet d’alléger le dispositif de surveillance et de contrôle mis en place par les municipalités.  Une cinquantaine de villes aux États-Unis utilisent déjà cet outil open-source, ainsi qu’une dizaine à l’étranger, ce qui n’est pas sans générer quelques frictions avec les opérateurs qui rechignent à partager leurs données. Le dialogue reste toutefois indispensable si l’on souhaite éviter l’anarchie. «L’outil MDS et la Fondation Open Mobility représentent des occasions pour les villes de partager leurs meilleures pratiques, mais aussi d’entendre les préoccupations des entreprises de micro-mobilité. C’est important de se parler, avant la prochaine étape où les trottinettes électriques seront remplacées par des jetpacks», souligne Seleta Reynolds, à la tête de LADOT et à l’origine du projet MDS.

G. H.

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