Les voitures Uber représentent 2,4% du trafic journalier francilien Stratégie

La société de VTC permettrait d’éviter entre 1,5 à 3% du trafic régional quotidien en Île-de-France   © Uber
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Les Opérateurs

Grégoire Hamon

Un rôle dans la démotorisation. Quel est l’impact des VTC sur la congestion urbaine? Pour analyser son influence sur le trafic en Île-de-France, Uber a sollicité un consortium d’experts comme l’agence 6t, l’IAU Ile-de-France et le Laboratoire Ville, Mobilité transport de l’Université Paris Est. Ces experts se sont appuyés sur une enquête en ligne diffusée par Uber en décembre 2017 à ses utilisateurs franciliens, tous ayant utilisé le service au moins une fois au cours des 12 derniers mois. Après apurement des données, un échantillon de 1.966 usagers résidant en Ile-de-France a été obtenu. Il en ressort que  17% des utilisateurs d’Uber déclarent avoir abandonné (au moins) une voiture de leur ménage sans la remplacer depuis la diffusion du service en Île-de-France. «Seul, Uber ne suffit pas à inciter la démotorisation. Cependant, l’étude montre qu’Uber a joué un rôle majeur, aux côtés d’autres facteurs, pour 25% des utilisateurs appartenant à un ménage qui a abandonné une voiture au cours des 4 dernières années», expliquent les experts de 6t. En extrapolant ces résultats au niveau régional, les experts ont mis en avant le rôle «déterminant» d’Uber dans certains abandons de voitures. La société de VTC permettrait d’éviter 1,5 à 3 millions de véhicules.kilomètres en Ile-de-France chaque jour, soit l’équivalent d’1,5 à 3% du trafic régional.

Mais un impact marginal sur le trafic. En 2017, année de référence de l’étude, l’ensemble des chauffeurs connectés à l’application Uber ont généré 2,4 millions de kilomètres par jour en moyenne, soit l’équivalent de 2,4% du trafic journalier francilien. En établissant le solde entre trafic évité et trafic généré, il apparaît que l’impact d’Uber sur le volume de trafic régional a été compris entre -0,6% et +0,9% en 2017. «L’impact d’Uber sur le volume de trafic francilien, à l’heure actuelle, peut être qualifié de marginal», en concluent les auteurs de l’étude. Il serait intéressant de comparer cette étude avec celle qu’a pu mener l’Institute of Transport Studies de l’université californienne de Davis portant sur l’impact des VTC sur l’usage des transport en commun. Dans sept grandes agglomérations américaines (comme Boston, Chicago ou Los Angeles), les clients d’Uber et consorts ont indiqué que ce mode de transport se substituait dans 61% des cas aux transports publics, à la marche ou à l’usage du vélo. Les VTC ne seraient utilisés qu’à 39% pour remplacer des déplacements qui auraient été effectués en voiture, sachant que seuls 21% des déplacements auraient été réalisés en voiture individuelle, le reste l’aurait été en voiture partagée (18%) ou en taxi (1%). Mais il n’est pas sûr qu’Uber finance une telle étude…

G. H.

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