L’Europe des batteries enfin lancée

Ce projet important d'intérêt européen commun (PIIEC) comptera 17 participants directs de toute la filière.   © UE
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Grégoire Hamon

8 milliards mobilisés. Après des mois d’attente, 7 États membres, avec en tête de file l’Allemagne et la France, ont été autorisés le 9 décembre par la Commission européenne à apporter une aide publique de 3,2 milliards d’euros pour développer le secteur des batteries électriques au niveau de l’UE. Une mesure destinée à faire émerger une industrie compétitive face à l’hégémonie des fabricants asiatiques comme les chinois BYD ou CATL, le coréen LG Chem ou le japonais Panasonic. L’Allemagne est autorisée par la Commission à investir jusqu’à 1,25 milliard d’euros, la France 960 millions, viennent ensuite l’Italie (570 millions), la Pologne (240 millions), la Belgique (80 millions), la Suède (50 millions) et la Finlande (30 millions). En complément de l’investissement des États concernés, des investisseurs privés devraient mobiliser 5 milliards d’euros supplémentaires, précise dans un communiqué Bruxelles, qui considère ces subventions compatibles avec sa réglementation en matière d’aides d’État. Ce projet important d’intérêt européen commun (PIIEC) comptera 17 participants directs de toute la filière, comme le constructeur automobile BMW, les chimistes BASF et le belge Solvay, mais aussi des petites et moyennes entreprises (PME), dont certaines sont présentes dans plusieurs États membres. Ces entreprises collaboreront «étroitement les unes avec les autres et avec plus de 70 partenaires externes, comme des PME et des organismes publics de recherche de toute l’Europe», selon le communiqué.

Maîtrise complète de la chaine de production. Ce projet d’«Airbus des batteries» a pour d’abord pour objectif de développer les batteries Li-ion «qui ont une plus longue durée de vie, se rechargent plus vite et sont plus sûres et plus respectueuses de l’environnement que les batteries actuellement sur le marché». Mais les Européens sont surtout attendus sur les batteries de quatrième génération, dites solides, dont la densité énergétique est plus élevée et, surtout, sécurisée face au risque d’emballement thermique. Plus que la seule production de cellules de batteries, les industriels européens devront maîtriser l’ensemble de la chaîne de l’extraction du minerai, son traitement, la fabrication des cellules et des batteries, leur montage jusqu’à la phase de recyclage.

G. H.

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