L’Europe met le cap sur l’hydrogène

Symbio est déjà partenaire de Renault pour l'équipement des Kangoo ZE Hydrogen.   © Symbio
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Grégoire Hamon

Green Deal. Après le solaire et l’éolien, l’Europe entend maintenant faire la part belle à l’hydrogène. «L’hydrogène aura un rôle crucial pour aider l’Europe à atteindre ses objectifs en matière de lutte contre le changement climatique», a indiqué à Bruxelles le 21 novembre Frans Timmermans, futur vice-président de la Commission européenne en charge du «Green Deal», le nouveau pacte européen voulu par la nouvelle présidente Ursula von der Leyen pour atteindre de nouveaux objectifs audacieux en matière de climat pour 2030 et 2050. «L’hydrogène pourrait être utilisé en utilisant de nombreuses infrastructures déjà existantes», a souligné Frans Timmermans en se référant à l’infrastructure de gaz naturel existante, alors que l’éolien et le solaire ne disposent que d’un réseau «insuffisant». l’UE devra toutefois soutenir l’émergence d’une industrie autour de l’hydrogène et garantir une production décabornée, ce qui est encore loin d’être le cas puisque la quasi totalité de l’hydrogène est actuellement produite à partir de source fossile, comme le reformage à la vapeur du méthane (hydrogène gris). L’hydrogène pourrait cependant s’utiliser pour stocker les excédents des énergies renouvelables intermittentes comme le solaire et l’éolien (hydrogène vert) ou en utilisant des combustibles fossiles mais en y associant un dispositif de capture et de stockage du CO2 (hydrogène bleu).

2 millions de véhicules en 2030. Cette annonce intervient alors que Michelin et Faurecia ont officialisé le même jour leur filiale commune dans l’hydrogène autour de la jeune société Symbio. Michelin et Faurecia vont engager un premier investissement de 140 millions d’euros dans la co-entreprise afin d’accélérer le développement de piles à combustible de nouvelles générations, lancer la production en série et accroître l’activité en Europe, en Chine et aux Etats-Unis. «Symbio ambitionne de capter 25% de parts de marché et de réaliser un chiffre d’affaires d’environ 1,5 milliard d’euros en 2030. La co-entreprise disposera à terme de trois sites industriels afin d’alimenter les principaux marchés automobiles mondiaux: l’Europe, l’Asie et les Etats-Unis. La demande pour la mobilité électrique devrait considérablement augmenter d’ici 2030. La part de l’hydrogène atteindra alors 2 millions de véhicules, dont 350.000 camions», indiquent les deux équipementiers, qui détiendront l’entreprise à part égale. Les deux groupes ambitionnent de «proposer une offre de mobilité complète pour les véhicules hydrogène, de la pile à hydrogène jusqu’aux services de maintenance pour le véhicule», selon Florent Menegaux, président de Michelin.

G. H.

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