Londres veut mettre fin au trop-plein de VTC Politique et réglementations Territoires

Le maire de Londres, Sadiq Khan, souhaite mieux réguler le développement des VTC dans la capitale britannique.   © DR
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Grégoire Hamon

Assainir le marché. Face à ce qu’il décrit comme une «augmentation insoutenable» des chauffeurs privés, le maire de Londres cherche à en diminuer drastiquement le nombre. Selon une information du Guardian, Sadiq Khan entend agir contre la pollution et fluidifier une circulation devenue difficile du fait de la présence envahissante des VTC. La limitation du nombre de licences est ainsi jugée «aussi urgente que nécessaire». De fait, le nombre de chauffeurs privés a presque doublé en moins de dix ans à Londres, passant de 59 000 en 2009 à 114 000 en 2017, alors que le nombre des fameux cabs traditionnels a stagné (passant de 25 à 24 000). Cette mesure, promet Khan, permettrait «aux Londoniens de respirer un meilleur air et de vivre dans une ville moins congestionnée», tout en assainissant le marché. «Beaucoup de conducteurs de VTC éprouvent des difficultés à subvenir à leurs besoins», complète le maire de Londres. Ce dernier prend exemple sur la ville de New-York, qui a fixé début août un moratoire d’un an sur le nombre de nouvelles licences accordées aux VTC, tout en imposant un salaire minimal pour les chauffeurs.

Licence renouvelée. Dans un communiqué adressé au ministère des Transports, Sadiq Khan a déclaré qu’il était «déterminé à créer un marché de taxi et de location privé dynamique dans la capitale, avec de la place pour tous les fournisseurs». La société Uber, qui n’est pas nommée, est particulièrement visée par cette initiative. La société de VTC compte 45 000 chauffeurs à Londres. Elle a récemment remporté une licence de 15 mois pour continuer à fonctionner à Londres, après avoir essuyé un refus lors du renouvellement de son permis de 5 ans par Transport for London en septembre dernier. Un porte-parole de Uber s’est empressé de déclarer que sa société «est déterminée à aider et à réduire la congestion et la pollution de l’air, en soutenant fortement la zone à très faible d’émission». Et d’ajouter que «Uber permet de concentrer plus de personnes dans moins de véhicules, tout en continuant à investir dans des véhicules moins polluants. Déjà plus de la moitié des miles parcourus avec des véhicules Uber s’effectuent avec des véhicules hybrides ou électriques. Nous pouvons être une partie de la solution pour Londres.»

G. H.

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