L’OPCA Transports sort d’une année charnière Pratique et ressources Stratégie

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Le 24 mai 2012, l’OPCA Transports a présenté son rapport d’activités 2011. Si le contexte économique actuel semble avoir conduit à une baisse du nombre d’adhérents, l’organisme a également ressenti les premiers effets de la réforme de la formation engagée en 2009. 

« Pour l’heure, nous ne savons pas encore comment se traduira la mise en œuvre des propositions de François Hollande en matière de formation professionnelle. Evoquant la nécessité de placer les régions comme chefs de file, son programme prévoit également la mise en place de fonds régionaux de sécurisation des parcours professionnels et de services publics régionaux de formation coordonnant l’ensemble des organismes du secteur. Il deviendrait alors possible d’initier des politiques d’achats groupés de formation par l’ensemble des acteurs publics », confiait Jean Chabrerie, président de l’OPCA Transports lors de la présentation du rapport d’activité 2011 le 24 mai 2012 à Paris. Une aubaine pour l’organisme qui doit jongler entre une baisse de son nombre d’entreprises adhérentes et une augmentation des besoins de formations pour les salariés les plus exposés à des restructurations.

 

Des exigences accrues

 

Si l’application de la réforme de la formation introduite par la loi du 24 novembre 2009 a débouché sur une réorganisation du paysage des OPCA réduisant leur nombre à 20 contre une centaine auparavant, le renouvellement des agréments signés avec l’Etat impose un seuil de collecte minimum passant de 15 à 100 millions d’euros. Avec 158 millions d’euros collectés en 2011 pour un « investissement » de 153 millions d’euros, l’organisme est déjà dans les clous. Un équilibre particulièrement marqué sur le créneau du transport de voyageurs puisque les branches transports routiers collectifs (comprenant les transports sanitaires) ainsi que transports publics et ferroviaires atteignent respectivement 24 et 18 millions d’euros de collecte pour 26 et 18 millions d’euros de financements en 2011. 

 

56% des bénéficiaires dans le TRV

 

Du point de vue du public concerné, le secteur du transport de voyageurs s’est montré particulièrement dynamique puisqu’il a compté pour 56% des bénéficiaires en 2011 à raison de 18 % issus des transports routiers collectifs et 38% des transports publics et ferroviaires. Globalement, sur ces deux activités, ce sont essentiellement les plans de formation des entreprises de plus de dix salariés et les droits individuels à la formation (DIF) qui semblent les plus plébiscités. Créées en 2010, les préparations opérationnelles à l’emploi (POE) ont déjà concerné 428 personnes dans le TRV.  » Sur cette typologie de parcours, nous privilégions des formations de pré-qualification afin d’orienter ensuite les bénéficiaires vers des contrats de professionnalisation », précise Jean Chabrerie.

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